AA _ CHERCHEURS SAVANTS et DECOUVERTES CAPITALES > Dr Mathias Rath 
 
 
 
 
            Entretien avec le Dr Mathias Rath
 
 
            lundi 24 mai 2004, par Administrateur 
 
 
            La Haye, avril 2003, Dr Matthias Rath
 
            http://www.dr-rath.com/index_eu_francais.html
 
            http://www.dr-rath-health-foundation.org
 
            Après votre campagne contre la guerre en Irak, le monde arabe aimerait
en savoir plus sur vous. Pouvez-vous nous en dire davantage sur ce que
vous avez fait ?
Tout d’abord, je tiens à insister sur le fait que je suis un médecin, un
scientifique et avant tout un être humain, un habitant de cette planète
qui souhaite la conserver intacte et empêcher qu’une troisième guerre
mondiale ne la réduise à néant.
En tant que médecin et scientifique, j’ai eu l’honneur d’apporter ma
contribution dans plusieurs domaines, contribution qui, je le souhaite,
permettra à l’humanité de construire un monde plus sain et, je l’espère,
plus pacifique. Grâce à mes découvertes réalisées dans le domaine de la
prévention et du traitement naturels des maladies cardio-vasculaires,
nous sommes en mesure d’éradiquer les infarctus, les attaques
d’apoplexie, l’hypertension, les défaillances cardiaques, les troubles
du rythme cardiaque, ainsi qu’un grand nombre d’autres maladies. Ces
découvertes profiteront à notre génération et aux générations futures.
 Mon deuxième tribut au mieux-être de l’humanité a été la révélation du
véritable visage de l’industrie pharmaceutique qui, en tant que plus
grand secteur d’investissement au monde, exécute et soutient l’une des
plus grandes manœuvres de tromperie et de fraude que l’humanité ait
connu. Alors que ses messages publicitaires promettent la "santé", cette
industrie d’investissement tire, elle, profit de l’existence et de la
propagation des maladies. La prévention, les traitements qui s’attaquent
aux causes des maladies et leur éradication sont une menace pour le
"commerce de l’industrie pharmaceutique avec la maladie" et sont
combattus par ce que l’on appelle le cartel pharmaceutique. Lors d’un
exposé public en juin 1997, j’ai fait une analyse décevante, selon
laquelle cette industrie qui revendique le monopole mondial de la
"prévention en matière de santé", constitue en fait l’obstacle majeur
qui empêche les hommes de cette terre de jouir d’une vie saine.
 
            La troisième contribution que je considère comme notable, est que j’ai
eu la possibilité de diffuser ces informations vitales et ces analyses
au niveau mondial. De ce fait, je suis devenu, pour ce groupe
pharmaceutique d’investissements, riche de plusieurs milliards de
dollars, une menace telle qu’il tente aujourd’hui de renforcer son
emprise globale sur le monde entier, en faisant voter des droits de
protection et l’abandon de droits civils.
 
            La soi-disant "guerre contre le terrorisme" au niveau mondial est un
prétexte à cette stratégie. Cette guerre contre le terrorisme n’en est
pas vraiment une. Elle a été montée et lancée de manière stratégique
afin de soulever un sentiment de peur et de menace aux quatre coins de
la planète, ce qui permet la mise en place de mesures légales
drastiques, et ce, non seulement en Amérique, mais dans le monde entier.
 
            Mes plus proches collaborateurs avaient déjà prévu cette évolution il y
a plus d’une décennie. C’est à cette époque que Linus Pauling, double
prix Nobel, a déclaré :"Vos découvertes sont si importantes qu’elles
menacent des secteurs industriels tout entier. Un jour, des guerres
éclateront simplement pour empêcher que ces découvertes révolutionnaires
ne soient largement reconnues."
 
            Après vos études de médecine, vous avez exercé en tant que médecin et
chercheur. Qu’est-ce qui vous a décidé à vous orienter vers la recherche
dans le domaine des thérapies naturelles ?
 
            J’ai commencé à faire de la recherche traditionnelle pour trouver les
causes des maladies cardio-vasculaires. A cette époque, on pensait qu’un
taux de cholestérol élevé était le principal facteur responsable des
infarctus et des attaques d’apoplexie. Sous l’influence des fabricants
de médicaments anti-cholestérol, il a été inculqué aux médecins qu’un
taux de cholestérol élevé endommageait les parois des vaisseaux
sanguins, provoquait leur épaississement et, en fin de compte, leur
obstruction, ce qui entraînait les infarctus et les attaques
d’apoplexie. Aujourd’hui, nous savons qu’il ne s’agissait là que d’une
stratégie de marketing, imaginée par l’industrie pharmaceutique. Si un
taux de cholestérol élevé devait endommager les parois des vaisseaux
sanguins, cela devrait être valable pour l’ensemble des vaisseaux de
notre appareil circulatoire. Cet appareil devrait se boucher n’importe
où, et pas uniquement au niveau du cœur et du cerveau. En d’autres
termes, nous devrions avoir également des infarctus du nez, des
oreilles, des genoux, des coudes, des doigts et dans d’autres parties du
corps. Or, il est clair que ce n’est pas le cas.
 
            J’ai ensuite découvert que les maladies cardio-vasculaires étaient
principalement inconnues dans le monde animal alors qu’elles
représentent l’une des principales causes de décès chez l’homme. L’étape
suivante fut, au niveau mondial, une découverte pour la santé naturelle.
Les animaux produisent leur propre vitamine C, nécessaire au
renforcement des molécules de notre corps et de son système de vaisseaux
sanguins ; c’est ce que l’on appelle le collagène. Plus l’apport de
vitamine C est important, plus la production de collagène est grande,
plus les parois de nos vaisseaux sanguins sont stables et moins il y a
d’infarctus. Les animaux sont rarement victimes d’infarctus, car leur
corps produit suffisamment de vitamine C. Nous, êtres humains, sommes
incapables de produire une seule molécule de cette vitamine et notre
régime alimentaire est souvent trop pauvre en vitamines, ce qui
affaiblit nos vaisseaux sanguins et favorise la formation de dépôts. Ces
dépôts se forment d’abord dans les zones où nos vaisseaux sanguins sont
soumis à un travail mécanique, comme les artères coronaires du cœur.
 
            L’évidence de cette série de découvertes était telle qu’elle explique
non seulement pourquoi les animaux ne souffrent pas d’attaques
cardiaques, mais pourquoi nous, êtres humains, en sommes victimes et
pourquoi il n’a pas d’infarctus du nez. Ces résultats dramatiques ont
entre-temps été confirmées de façon incontestable par des recherches et
des études cliniques.
 
            Mes découvertes scientifiques ont été la principale raison de mon
renoncement à la recherche conventionnelle pour me consacrer à des
molécules extrêmement efficaces dans la prévention et le traitement des
maladies actuelles, molécules qui sont produites par la nature elle-même
et qui sont nécessaires au fonctionnement optimal des cellules.
 
            Un grand nombre de vos travaux de recherche ont été publiés dans des
revues scientifiques. Sur quoi vous-êtes vous focalisé durant vos
recherches ?
 
            La découverte de la nature des maladies cardio-vasculaires, c’est à dire
de la cause des infarctus et des attaques d’apoplexie, n’était qu’un
début. Sachant que les vitamines, les minéraux, certains acides aminés
et oligo-éléments sont nécessaires, en tant que "carburants"
biologiques, aux millions de cellules de notre corps, il m’est apparu
évident que, en utilisant ces connaissances, non seulement il était
possible de prévenir l’apparition de maladies coronariennes et
d’infarctus, mais encore de toute une série de maladies endémiques
actuelles. Au cours de ces dernières années mon institut de recherche
qui a travaillé en collaboration avec des scientifiques et des médecins
issus des quatre coins du monde, a confirmé de façon incontestable que
les maladies citées ci-après étaient avant tout causées par des carences
à long terme en micronutriments (vitamines, minéraux, etc.). Un apport
optimal en micronutriments, que ce soit par le biais de notre
alimentation normale ou par une complémentation de notre alimentation,
permet de prévenir, dans une large mesure, l’apparition des maladies
suivantes : hypertension (causée par une carence à long terme en
micronutriments dans les millions de cellules des parois vasculaires),
défaillances cardiaques (carence en micronutriments au niveau des
millions de cellules du muscle cardiaque), ainsi que les troubles du
rythme cardiaque, des problèmes circulatoires dus au diabète et bien
d’autres encore.
 
            Une autre découverte capitale a été d’empêcher de manière naturelle la
propagation des cellules cancéreuses dans le corps. Il y a quelques
années, j’avais publié un article qui disait que toutes les cellules
cancéreuses, quel que soit le type de cancer et quel que soit l’organe
dont elles sont issues, se propagent de la même façon. Elles utilisent
des "ciseaux biologiques" (enzymes) capables de fendre les molécules des
tissus (collagène) de notre corps. Plus un cancer est agressif, plus il
produit d’enzymes qui s’attaquent au collagène.
 
            Cette surproduction d’enzymes capables de détruire le tissu conjonctif
peut être réduite ou complètement stoppée de manière naturelle grâce aux
acides aminés lysine et proline, combinés à la vitamine C et à certains
autres micronutriments. Notre institut de recherche a récemment confirmé
que tous les types de cellules cancéreuses étudiées pouvaient être
stoppées en tirant profit de la synergie de ces micronutriments qui
empêchent l’action de ces enzymes. En Europe et en Amérique, des
dizaines de milliers de malades utilisent déjà cette méthode naturelle
de prévention et de traitement du cancer. Des centaines d’entre eux sont
déjà guéris de cette maladie. Ceci est d’autant plus significatif quand
on pense que la médecine conventionnelle a, jusqu’à présent, considéré
le cancer comme une "maladie fatale". Nous avons documenté de façon
détaillée le cas de nombreux patients atteints d’un cancer à l’aide de
radiographies de leurs poumons et de leurs os avant et après la thérapie
naturelle. Vous pouvez consulter ces documents sur le site Web de notre
fondation : http://www.dr-rath-health-foundation.org
 
            Je me trouve dans une position privilégiée qui me permet de dire que
j’ai contribué à endiguer une des maladies endémiques de notre temps. La
seule question que je me pose encore est la suivante : pourquoi ces
informations n’ont-elles pas été immédiatement diffusées dans le monde
entier ? Pour répondre à cette question, nous devons reparler des
activités d’investissements de l’industrie pharmaceutique qui lutte
férocement contre toute découverte susceptible d’entraîner
l’effondrement de tout son commerce avec la maladie.
 
            Vous êtes le fondateur d’un nouveau concept médical, la"Médecine
Cellulaire". Pourriez-vous expliquer ce qu’est la Médecine Cellulaire et
décrire les avantages de son utilisation ?
 
            Aujourd’hui, la médecine est divisée en différentes disciplines qui
correspondent à des organes bien précis de notre corps. Le cardiologue
s’occupe du cœur, le gastroentérologue des intestins, l’orthopédiste des
os et des hanches. Cette approche centrée sur les organes ignore le fait
que la santé et la maladie ne sont pas déterminées au niveau des
organes, mais au niveau des millions de cellules dont ils sont composés
et qui constitue le corps humain. La seule et unique cause d’un
dysfonctionnement des cellules et, de ce fait, de l’apparition de
maladies est une carence en bioénergie au niveau de ces cellules. Les
molécules de bioénergie les plus importantes, indispensables au bon
fonctionnement des cellules sont des biocatalyseurs, des petites
molécules qui activent les réactions chimiques dans ces cellules. Les
molécules naturelles essentielles sont les vitamines, les minéraux, les
oligo-éléments et certains acides aminés. La Médecine Cellulaire est un
nouveau domaine de la médecine qui utilise ces connaissances dans le
cadre de la prévention et du traitement des maladies endémiques
actuelles. Dans notre institut de recherche de Médecine Cellulaire nous
continuons la rechercher sur les exigences spécifiques qui font que ces
micronutriments permettent de prévenir et de guérir certaines maladies
telles que les maladies cardio-vasculaires, le cancer et les maladies
infectieuses.
 
            La médecine du XXIe siècle tirera certainement profit de ces
connaissances à l’échelle mondiale, ce qui permettra à l’humanité de ne
plus être victime des maladies endémiques actuelles, y compris les
maladies cardio-vasculaires et le cancer. Il n’y a plus de temps à
perdre ; chaque personne sur Terre peut comprendre ce principe sans
avoir fait d’études de médecine. Tous les professionnels de santé, tous
les hommes politiques responsables de la santé de leur peuple devraient
se mettre, le plus rapidement possible, au fait de ces découvertes
scientifiques et développer au niveau national des programmes de santé
sur la base de ce savoir.
 
            Pourquoi pensez-vous qu’il est meilleur et plus efficace de soigner et
d’enrayer les maladies par des traitements naturels que par une thérapie
traditionnelle médicamenteuse ?
 
            L’industrie pharmaceutique est une industrie d’investissements. En
raison de sa nature particulière, elle ne peut et ne veut pas produire
de médicaments qui pourraient prévenir ou éradiquer les maladies, car
sans ces dernières, son commerce serait en péril. Cette réalité est
difficile à comprendre et encore plus difficile à accepter.
 
            Ainsi, 80% des médicaments actuellement disponibles sur le marché n’ont
pas prouvé leur efficacité. Ils traitent simplement les symptômes.
Conséquence directe de cette situation : les maladies aujourd’hui les
plus répandues, telles que les maladies cardio-vasculaires, le cancer,
le SIDA et bien d’autres encore, ne sont pas sous contrôle, mais
continuent de se propager malgré le fait que des alternatives efficaces
non brevetables existent. Les étudiants en biologie et en biochimie du
monde entier sont à peine mis au courant du rôle des micronutriments
dans le fonctionnement optimal des cellules. Malheureusement,
l’industrie pharmaceutique a une telle influence sur l’enseignement
médical que ces connaissances scientifiques ne sont pas utilisées pour
solutionner des problèmes médicaux. Le monde ne pourra tirer profit des
thérapies naturelles qu’à deux conditions : la reconnaissance de
l’efficacité de nouvelles données scientifiques et la suppression des
barrières artificielles dressées par l’industrie pharmaceutique dans le
domaine de la médecine, et ce pour pouvoir continuer son commerce avec
la maladie.
 
            Le Dr Linus Pauling, double prix Nobel aujourd’hui disparu, décrivait
vos découvertes comme capitales. Pouvez-vous expliquer ce point de vue ?
 
            Linus Pauling est le seul scientifique à avoir reçu deux prix Nobel non
partagés. Il a, d’abord, reçu le prix Nobel de chimie et ensuite celui
de la paix suite à son engagement en 1963 pour la signature du premier
accord de désarmement, l’interdiction partielle d’essais nucléaires.
Linus Pauling restera un géant de la science qui a marqué le XXe siècle.
Il avait déterminé la structure moléculaire d’innombrables molécules
organiques et inorganiques. Il fut le premier à découvrir les propriétés
structurales des protéines (hélice alpha) et de la première maladie
génétique (anémie des unicellulaires).
 
            J’ai fait la connaissance de Linus Pauling il y plus de vingt ans,
lorsque j’étais porte-parole des étudiants en médecine en Allemagne et
membre de l’association des étudiants de médecine de l’Organisation
mondiale de la Santé (OMS). Cependant, notre relation n’avait, à cette
époque, pas de fondements purement scientifiques, mais c’est, avant
tout, notre intérêt commun pour la paix et le désarmement qui l’a
favorisée.
 
            Des années plus tard, mes recherches personnelles dans le domaine de la
santé cardio-vasculaire m’ont fait découvrir le rôle des vitamines et je
lui ai fait part de ces découvertes. Il a immédiatement reconnu leur
importance et m’a proposé de devenir le premier directeur de son
institut de recherche en matière de maladie cardiovasculaire en
Californie.
 
            Linus Pauling et moi étions plus que des collègues scientifiques. Nous
partagions la même vision d’un monde en meilleure santé et plus
pacifique. Rien d’étonnant donc que, peu de temps avant de mourir, il
déclara qu’il ne faisait aucun doute pour lui que j’étais son
successeur.
 
            Quelle a été la réaction de la communauté scientifique traditionnelle
face à vos travaux et à vos recherches ?
 
            Les nouvelles découvertes passent par trois étapes. Elles sont tout
d’abord ridiculisées, puis sont violemment combattues pour être enfin
considérées comme étant l’évidence même. Mes découvertes dans le domaine
de la santé cardiovasculaire et du cancer n’échappent pas à cette règle.
Dans un monde médical où les solutions mécaniques, telles que les
pontages et les sondes à ballonnet(angioplastie) sont utilisées pour
lutter contre l’épidémie cardio-vasculaire et où la radiothérapie et la
chimiothérapie sont employées pour traiter les cancers, la possibilité
de prévenir et de contrôler ces problèmes de santé de manière naturelle,
sûre et abordable a été une véritable révolution.
 
            Plus de 10 ans se sont écoulés entre la publication de mon essai
scientifique-clé intitulé "Solution to the puzzle of human
cardiovascular disease" (la solution à l’énigme des maladies
cardio-vasculaires) et la reconnaissance de cette percée dans le domaine
de la santé cardio-vasculaire. Mais mes découvertes ont finalement été
reconnues le 4 mai 2002. L’université de Stanford, l’une des facultés de
médecine les plus renommées au monde, m’a proposé de venir présenter mes
recherches lors de son symposium. Cette invitation était déjà un signe
d’une acceptation croissante par la communauté de notre nouvelle
conception des maladies cardio-vasculaires comme étant une forme précoce
du scorbut, la maladie des marins.
 
            Cet exposé a abordé, pour la première fois, devant l’une des plus
importantes institutions médicales, manipulée depuis plus d’un siècle
par le cartel pharmaceutique, des questions fondamentales non encore
élucidées dans le domaine de la cardiologie :"Pourquoi les animaux ne
sont-ils pas victimes d’infarctus, m ais les hommes si" ; pourquoi
parle-t-on d’infarctus du myocarde et pas d’infarctus du nez ; pourquoi
les artères se durcissent-elles (artériosclérose) et pas les veines,
autrement dit, pourquoi ne parle-t-on jamais de "vénosclérose" ?
L’ensemble de cet exposé figure sur le site Web de notre fondation.
 
            De même, il a fallu 10 ans pour que mes découvertes relatives à l’arrêt
naturel de la progression du cancer grâce à la lysine et à d’autres
micro-nutriments soient présentées publiquement. Ce n’est que le 8 mars
2002 que cette avancée scientifique a été révélée au grand public. Elle
a rempli une page entière du quotidien le plus vendu sur la planète,
"USA Today". Cette nouvelle s’est répandue comme une traînée de poudre
et de nombreuses institutions et de nombreux pays en tirent aujourd’hui
profit.
 
            Le monde scientifique ne s’est pas opposé à mes découvertes, mais
l’industrie pharmaceutique, elle, a adopté une attitude plutôt violente.
Au cours des cinq dernières années, sa principale stratégie a été de
faire passer, comme illégale, la diffusion de ces avancées dans le
domaine de la santé naturelle non brevetable, et ce afin de protéger son
commerce mondial de plusieurs milliards de dollars avec la maladie.
 
            Quel a été l’impact de vos ouvrages sur l’industrie pharmaceutique ?
 
            Dans mon ouvrage "Pourquoi les animaux n’ont pas d’attaques cardiaques,
les hommes si" , les "lois de l’industrie pharmaceutique" sont, pour la
première fois, énumérées. Ces lois identifient le commerce
pharmaceutique à une industrie d’investissements et non à une industrie
de la santé. Elles dévoilent le principe de brevetabilité comme étant un
principe qui détourne les objectifs de la recherche de cette industrie
pour gagner de l’argent et non pour répondre aux besoins de la
population mondiale en matière de santé. Ce livre rend responsable
l’industrie pharmaceutique du décès prématuré, au cours de ces dernières
décennies, de centaines de milliers de personnes à travers le monde,
ainsi que de l’effondrement financier de systèmes économiques entiers.
Dénoncer la plus grande industrie d’investissements au monde comme étant
un plan servant à escroquer plusieurs milliards de dollars fut un acte
courageux. Lorsque le 21 juin 1997 je fis un discours devant 3500
personnes en Allemagne et que, pour la première fois, je nommai les
choses par leur nom, l’impact s’est fait ressentir aux quatre coins du
monde.
 
            La seule raison qui a fait que l’industrie pharmaceutique n’a pas
riposté, repose dans le fait que j’ai comparé ce "commerce sans
scrupules avec la maladie" avec les plus grands crimes contre l’humanité
commis au XXe siècle : les massacres au cours de la seconde guerre
mondiale. Il est historiquement reconnu que le plus important cartel
pétrochimique et pharmaceutique du monde a financé, il y 70 ans, la
prise de pouvoir de Hitler. La Seconde Guerre mondiale avait avant tout
pour but la conquête des ressources naturelles en Europe de l’Est et en
Asie.
 
            Le Tribunal de guerre de Nuremberg a reconnu en 1946 et 1947 que la
Seconde Guerre mondiale aurait été impossible sans le soutien du cartel
pétrochimique I.G. Farben. Suite à ce procès, I.G. Farben est devenu
Bayer, BASF et Hoechst. Quelques uns de ses directeurs ont été condamnés
pour avoir entrepris une guerre dans le non-respect du droit
international, pour génocide, exploitation et pillage de biens privés et
publics dans des pays étrangers, ainsi que pour d’autres crimes contre
l’humanité. L’histoire de l’implication de cette société dans la Seconde
Guerre mondiale est retracée dans un ouvrage de Josef Borkin "The Crime
And Punishment Of I.G. Farben". Des informations relatives à ce livre
sont indiquées sur le site Web de notre fondation.
 
            Ainsi, l’industrie pharmaceutique a été sur la défensive dès le début de
ma stratégie visant à les démasquer. Pas étonnant donc qu’elle n’ait
jamais osé riposter ou intenter un procès pour diffamation. Entre-temps,
les efforts fournis depuis dix ans pour dénoncer l’industrie
pharmaceutique comme étant une escroquerie de plusieurs milliards de
dollars ont été confirmés dans un éditorial du "Spiegel", le plus grand
magazine d’informations européen. Cet article accuse ouvertement
l’industrie pharmaceutique d’escroquerie, de fraude, de mettre la vie
des gens en danger, de porter préjudice aux économies des pays à hauteur
de plusieurs milliards de dollars, ainsi que de nombreux autres faits
que j’avais avancés les années précédentes. Plus de 5 ans se sont
écoulés entre ma première condamnation publique de l’affairisme de
l’industrie pharmaceutique avec les maladies et la vaste couverture
médiatique qui confirme aujourd’hui ces faits. Rien de surprenant non
plus qu’il existe une étroite relation entre l’industrie pharmaceutique
et les décideurs politiques les plus haut placés. Cet article révèle
également que, même aujourd’hui, lorsqu’un gouvernement veut aller à
l’encontre du commerce de l’industrie pharmaceutique avec la maladie,
les ambassades américaines interviennent directement au nom du
gouvernement américain !
 
            Je suis heureux non seulement d’avoir été un pionnier dans le domaine de
la santé naturelle, mais également d’être un des premiers à dévoiler le
commerce de l’industrie pharmaceutique avec la maladie. Cet article paru
dans le "Spiegel" du 31 mars 2003 est le premier coup qui entraînera
bientôt l’effondrement de l’industrie pharmaceutique. D’autres médias en
feront de même. Et il s’agit là d’un point positif. Il est tout
simplement inacceptable que la santé de millions de personnes, ainsi que
les économies des pays soient sacrifiées au profit d’une poignée
d’investisseurs qui se renouvellent constamment et soutiennent de plus
en plus de politiciens sans scrupules, parmi lesquels figurent des
membres des gouvernements actuels des États-Unis et de Grande-Bretagne,
dont le seul but est de préserver de manière artificielle et partout
dans le monde ce commerce frauduleux de plusieurs milliards de dollars.
 
            Peut-on se procurer vos ouvrages partout dans le monde ?
 
            Mes ouvrages ont été traduits dans plus de 10 langues et sont
disponibles dans la plupart de ces langues sous forme imprimée. Ces
ouvrages peuvent également être consultés sur notre site Web par les
personnes intéressées. Nous nous efforçons de continuer à diffuser ces
informations vitales pour des millions de personnes, y compris celles
concernant la prévention et le traitement naturels des maladies
cardiovasculaires, du cancer, ainsi que d’autres problèmes de santé
actuels.
 
            Ces informations sont si capitales qu’elles devraient être immédiatement
diffusées dans le monde entier. Nous nous réjouissons de chaque journal,
de chaque station de radio, de chaque chaîne de télévision ou de tout
autre moyen médiatique qui comprend l’importance de ces affirmations et
qui aide à leur propagation. Un des trois livres les plus connus est"
Pourquoi les animaux n’ont pas d’attaque cardiaque, les hommes si". Il
décrit la percée réalisée dans le domaine des infarctus du myocarde, des
attaques d’apoplexie, de l’hypertension, des défaillances cardiaques,
des troubles du rythme cardiaque et d’autres problèmes
cardio-vasculaires. Le livre "Progrès de la Médecine Cellulaire", traite
des découvertes concernant le contrôle naturel du cancer. Ce livre est
le premier à montrer que le cancer n’est plus une maladie mortelle. Le
troisième ouvrage que j’ai rédigé retrace mes 10 années d’un long combat
contre le cartel pharmaceutique et est intitulé "Au nom de l’humanité".
 
            Pourquoi n’avons-nous auparavant rien su de ces percées ?
 
            La réponse est évidente. L’industrie pharmaceutique n’est pas une
industrie qui a évolué de manière naturelle. Elle a été créée par des
investisseurs qui, pour gagner de l’argent avec les maladies, ont dû
empêcher, au niveau mondial, l’accès aux traitements naturels non
brevetables.
 
            Au début du XXe siècle, le groupe Rockefeller contrôlait déjà la majeure
partie de l’industrie pétrolière aux États-Unis et dans de nombreux
autres pays. Grâce à ces revenus de plusieurs milliards de dollars, ce
groupe d’investissements s’est trouvé un nouveau marché : le corps
humain. Les gains ou les taux de capitalisation de cet investissement
dépendaient de la brevetabilité des médicaments mis au point. Les
milliards de dollars de bénéfice enregistrés par cette nouvelle
industrie d’investissements ont été utilisés pour transformer de façon
systématique la médecine en une branche d’investissements dirigée par
l’industrie pharmaceutique. En l’espace de quelques décennies, la
médecine a été placée sous le contrôle de ces groupes d’intérêts grâce à
leur influence dans les facultés de médecine, les médias et la
politique.
 
            La concurrence des produits de soins naturels représentait l’un des
principaux problèmes auquel cette industrie fut confrontée. C’est entre
1920 et 1935 qu’ont été découverts la plupart des vitamines et des
principaux nutriments nécessaires à un métabolisme cellulaire optimal.
Il était clair pour le monde scientifique que les cellules ne
fonctionnent pas correctement sans ces molécules essentielles à leur
métabolisme et qu’elles étaient à l’origine des maladies.
 
            Les stratèges en matière d’investissement au service de l’industrie
pharmaceutique ont pris conscience de cela et ont lancé une campagne
mondiale pour empêcher que les hommes du monde entier ne disposent de
ces informations vitales. Réprimer l’accès à ces informations ne
constituait toutefois qu’un premier pas. D’autres étapes stratégiques
visant à mettre en place un plan pour les activités frauduleuses de
l’industrie pharmaceutique consistèrent à discréditer les informations
de santé concernant les thérapies naturelles non brevetables et enfin à
déclarer les témoignages relatifs aux effets préventifs et
thérapeutiques des traitements naturels comme étant illégaux.
 
            Toutes ces mesures n’avaient qu’un seul but : protéger l’industrie
pharmaceutique qui dépend des médicaments brevetables, mais ne traitant
que les symptômes, face aux thérapies naturelles non brevetables, mais
essentielles à la santé des cellules. Les réalités scientifiques
concernant les molécules naturelles indispensables au fonctionnement de
base des cellules et qui sont décrites dans les manuels de biologie,
sont devenues une question de vie ou de mort pour l’ensemble de cette
industrie d’investissements. S’il était possible de prévenir les
maladies en optimisant la santé des cellules grâce à des molécules non
brevetables, cela risquait précisément de mettre en péril les fondements
de ce commerce de l’industrie pharmaceutique avec la maladie. Une
maladie dont on peut faire la prévention ou qui peut être éradiquée
n’est plus source de profit.
 
            Il est particulièrement important de noter l’influence de l’industrie
pharmaceutique sur la profession médicale. En créant des facultés de
médecine aux États-Unis, y compris les universités de la soi-disant "Ivy
League", dont font partie Harvard, Yale, Mayo Clinic entre autres, la
branche d’investissements de l’industrie pharmaceutique a tout
simplement acheté des options médicales dans le monde entier.
L’enseignement des thérapies médicales s’est de plus en plus concentré
sur les médicaments et, parallèlement, les traitements naturels ont été
bannis, car considérés comme "dépassés" sur le plan de l’efficacité.
 
            Presque aucun des médecins ayant terminés leurs études au cours des
dernières décennies, ne sait que le premier prix Nobel a récompensé, en
1937, les recherches menées sur le rôle de la vitamine C dans le
métabolisme cellulaire. Ainsi, durant plus d’un demi-siècle, des
générations de médecins, des millions donc à travers le monde, ont
quitté la faculté de médecine sans jamais avoir entendu parler du rôle
vital et des bienfaits pour la santé des vitamines, des minéraux et des
oligo-éléments.
 
            Chacun peut immédiatement imaginer les conséquences dévastatrices de
cette stratégie d’investissements sur la santé humaine mondiale si l’on
tient compte des faits suivants. Peu de personnes parmi les six
milliards d’êtres humains vivant sur Terre savent que notre corps ne
produit pas de vitamine C. Aujourd’hui, il est scientifiquement prouvé
que c’est cette même molécule (connue pour protéger les artères contre
le scorbut, "la maladie des marins") qui est le premier facteur de
prévention contre les infarctus, les attaques d’apoplexie et d’autres
problèmes cardio-vasculaires. Ainsi, l’exclusion de ces connaissances
vitales durant la formation professionnelle des médecins, et ce dans
l’intérêt de l’industrie pharmaceutique, a délibérément entraîné une
épidémie de maladies cardio-vasculaires, l’épidémie la plus répandue
dans les pays industrialisés, ainsi que dans les zones urbaines des pays
en voie de développement.
 
            Presque personne sur Terre aujourd’hui ne sait que le corps humain ne
produit de lysine, un acide aminé naturel et élément essentiel des
protéines. Maintenant, on sait que la lysine, cette molécule naturelle,
est l’un des facteurs les plus importants pour empêcher la propagation
des cellules cancéreuses dans le corps. Le cancer est, par ordre
d’importance, la deuxième épidémie dans les pays industrialisés et les
médicaments vendus au cours des derniers mois de la vie d’une personne
atteinte de cette maladie constituent l’un des marchés les plus
rentables du "commerce avec la maladie" de l’industrie pharmaceutique.
 
            En ce début du XXIe siècle, l’humanité sort donc d’un cauchemar. Avec la
diffusion d’informations simples en matière de santé concernant des
molécules que le corps ne produit pas, mais qui sont indispensables au
fonctionnement optimal des cellules, deux vies sur trois dans les pays
industrialisés et dans les pays en voie de développement auraient pu
être sauvées.
 
            Et nous devons nous rendre compte que tous les hommes de la Terre ne
sont pas "restés plantés là" un siècle durant, comme s’ils avaient été
idiots. Nous devons savoir que l’industrie pharmaceutique a dépensé des
milliards de dollars pour pouvoir vivre, pour frauder et pour se faire
une façade artificielle de "bienfaiteurs de l’humanité". Pour atteindre
cet objectif, cette industrie a dépensé deux fois plus pour faire du
"marketing" que ce qu’elle a investi dans la recherche.
 
            Donald Rumsfeld, l’actuel ministre américain de la Défense, était le
président-directeur général de plusieurs multinationales
pharmaceutiques. Il a reçu plusieurs distinctions pour ses bons et
loyaux services dans cette industrie, avant d’être nommé au poste qu’il
occupe actuellement dans l’administration Bush. Il ne fait aucun doute
que Rumsfeld et tous les cadres de cette industrie - y compris le groupe
d’investissements Rockefeller - sont au courant de ces faits. Ils ont
une peur bleue que la vérité sur ce commerce de l’industrie
pharmaceutique avec la maladie ne se propage dans le monde entier comme
une traînée de poudre. Si ce devait être le cas, leur sort serait tout
tracé : ils seraient tenus pour responsables de la mort de millions de
personnes qui auraient pu être soignées s’ils n’avaient pas pris
intentionnellement de telles décisions. Ils savent que soit ils
détruisent l’humanité par une guerre et dans un scénario mondial du "Big
Brother", ou c’est l’humanité qui les détruira. Il n’y a pas de solution
intermédiaire. Voilà la toile de fond de la guerre actuelle. C’est
pourquoi ils s’attaquent à la planète entière.
 
            La condition pour la réalisation du plan frauduleux de plusieurs
milliards de dollars de l’industrie pharmaceutique, a été, pendant plus
d’un siècle, la prohibition des informations essentielles et non
brevetables en matière de santé naturelle et de prévention des maladies
endémiques actuelles. Il n’est donc pas surprenant de voir ce qu’ils ont
fait et de constater que nous n’ayons rien su de ces avancées plus tôt.
 
            Mais qu’en est-il du rôle de l’Organisation Mondiale de la Santé ?
N’a-t-elle pas encouragé une bonne alimentation ?
 
            L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) a été créée, il y a plus de 50
ans, dans le but d’améliorer l’état de santé des gens dans le monde
entier. L’une de ses tâches principales était la diffusion
d’informations sur la nutrition. En collaboration avec l’Organisation
pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO), l’OMS a publié, chaque
année, des "rapports communs sur la nutrition"- pendant une dizaine
d’années environ.
 
            Ensuite, l’industrie pharmaceutique, dans l’intérêt de ses
investissements, a complètement pris le contrôle de l’OMS. Depuis lors,
elle est devenue le parfait contraire de ce qu’elle était. En 1963, 15
ans seulement après sa création dans le but d’aider l’humanité, l’OMS
est devenue l’instrument de l’ensemble du cartel pharmaceutique. En
1963, une nouvelle commission a été spécialement créée pour empêcher que
les micronutriments (vitamines, minéraux et acides aminés) soient
utilisés en prévention, traitement et éradication des maladies.
L’objectif de ce que l’on appelle la commission "Codex Alimentarius" de
l’OMS/FAO (normes dans le domaine de l’alimentation) était d’imposer des
"limites supérieures" artificielles pour empêcher les gens dans le monde
d’utiliser ces composants de santé naturelle à des fins thérapeutiques.
Cette commission s’est également engagée dans une "guerre sainte" contre
la diffusion des informations de santé naturelle concernant les
avantages scientifiquement prouvés de ces micronutriments. Ainsi le
cartel pharmaceutique a manipulé l’OMS et en a fait son instrument
global pour instaurer les premières lois sur la mondialisation - des
lois protectionnistes pour garantir de manière artificielle le monopole
mondial des médicaments brevetés en matière de santé.
 
            Ainsi, pendant plus de 40 ans, l’organisation créée pour améliorer la
santé des gens a été manipulée par l’appât du gain d’une poignée
d’investisseurs pour qu’elle fasse exactement le contraire de son
objectif premier : maintenir les peuples dans leur ignorance vis-à-vis
des informations vitales et de la prévention des maladies endémiques
actuelles.
 
            La publication de mon programme en 10 points "La santé pour tous d’ici
l’an 2020" lors du sommet mondial de Johannesburg en août 2002 a marqué
un tournant pour cette organisation. En attirant l’attention de plus de
100 chefs d’Etat sur la nature frauduleuse du commerce de l’industrie
pharmaceutique et sur les alternatives de la santé naturelle, une lutte
s’est engagée afin d’amener l’OMS à retravailler dans l’intérêt de
l’humanité. Ce sont les pays en voie de développent d’Afrique,
d’Amérique du Sud et d’Asie qui mènent ce combat historique. Mais il ne
faut pas perdre de vue que les forces du cartel pharmaceutique, qui ont
pris racine à l’intérieur de l’OMS, n’abandonneront pas facilement la
lutte.
 
            Le monde entier doit prendre conscience du fait que les groupes
d’intérêts qui ont transformé l’OMS en son contraire, sont les mêmes que
ceux qui ont imposé cette guerre contre l’Irak et qui sont responsables
de la crise internationale actuelle que nous connaissons. Ainsi, la
guerre pour le contrôle de l’OMS est menée avec la même brutalité qu’une
guerre militaire. La comparaison est permise car, après tout, dans les
deux cas, on compte les victimes par milliers.
 
            L’issue de ce combat pour le contrôle de l’OMS est certaine : les
peuples du monde gagneront ce combat pour eux et pour les générations à
venir et reprendront le contrôle de cette institution internationale. Le
temps que cela prendra dépend en fin de compte du fait que les
populations soient informées de ces nouveaux développements et qu’elles
demandent à leur gouvernement de prendre des mesures au niveau national
et international. Entre-temps, il est vraiment indispensable qu’il y ait
des organisations qui ne puissent être achetées, corrompues ou
influencées de quelque manière que ce soit. La Dr Rath Health Foundation
a été créée pour apporter sa contribution à cet édifice.
 
            Vous avez mentionné la commission du Codex Alimentarius. Pouvez-vous
nous en dire davantage à ce sujet ?
 
            Le Codex Alimentarius est une commission de l’OMS et de la FAO. Plus de
la moitié de ses membres sont plus ou moins directement liés à
l’industrie pharmaceutique. Le Codex Alimentarius s’occupe certes d’un
grand nombre de questions concernant la protection alimentaire, mais
elle gaspille la majeure partie de son temps, de ses efforts et de ses
ressources dans la bataille du cartel pharmaceutique pour empêcher la
diffusion d’informations sur la santé naturelle avec les vitamines, les
minéraux et d’autres nutriments essentiels.
 
            Après mes découvertes sur le lien entre le scorbut et les maladies
cardiaques, le succès de mon livre "Pourquoi les animaux n’ont pas
d’attaque cardiaque... les hommes si !"et après l’échec, en 1994, de la
première tentative aux États-Unis de faire passer les thérapies
naturelles comme illégales, les entreprises pharmaceutiques ont remis le
"Codex Alimentarius" à l’ordre du jour en 1995. Depuis lors, elles ont
violemment essayé de protéger le commerce de l’industrie pharmaceutique
avec la maladie contre les micronutriments efficaces, naturels et non
brevetables. Cette commission se réunit chaque année à huis clos. Son
principal objectif est de faire passer pour illégale toute déclaration
en matière de santé relative à la prévention et aux thérapies par les
vitamines, les minéraux et autres nutriments essentiels. Ces
recommandations peu scrupuleuses doivent être présentées, au nom du
cartel pharmaceutique, à l’Assemblée générale des Nations Unies et
deviendront obligatoires pour tous les états membres des Nations Unies,
c’est-à-dire dans le monde entier. C’est, en tout cas, l’objectif du
cartel pharmaceutique.
 
            Au cours des dernières années, nous avons organisé régulièrement des
manifestations contre les projets du Codex de l’industrie
pharmaceutique, y compris des conférences scientifiques, des meetings et
des campagnes de protestation visant les membres de la commission du
Codex et les gouvernements qui la soutiennent encore. Lors de la
dernière campagne, les gouvernements et les membres de Parlement qui
soutiennent toujours ce projet éhonté ont reçu plus de 600 millions ( !)
de lettres de protestation.
 
            A la veille de la réunion du Codex en novembre 2002 à Berlin, s’est
tenue une conférence de spécialistes de la santé venus du monde entier,
y compris d’Afrique du Sud. Il n’est pas surprenant que, à l’occasion de
cette réunion du Codex, la délégation officielle d’Afrique du Sud ait
révélé pour la première fois l’hypocrisie du Codex Alimentarius. Pour
mieux comprendre l’importance de cette étape, il convient de préciser
les faits suivants.
 
            Aucune personne saine d’esprit ne soutiendrait d’emblée l’interdiction
de la santé naturelle. Le cartel pharmaceutique devait donc trouver un
prétexte pour que les politiciens encore indécis déclarent les thérapies
naturelles comme étant illégales. L’existence imaginaire d’effets
secondaires dus aux vitamines a été ce prétexte. Bien sûr, ces effets
secondaires n’existent que dans la fiction des groupes d’intérêts de
l’industrie pharmaceutique et sur les planches à dessin où s’échafaude
leur machination générale de communication. Les vitamines, les minéraux
et les acides aminés sont des composants essentiels à la vie et le corps
peut éliminer tout surplus sans aucun problème.
 
            Ceci est tout à fait le contraire des médicaments synthétiques. Parce
qu’ils sont synthétiques, le corps ne les reconnaît pas et ceci explique
pourquoi presque tous les produits pharmaceutiques ont des effets
secondaires graves. Selon l’édition du Journal of the American Medical
Association du 15 avril 1998, les effets secondaires des produits
pharmaceutiques sont devenus la quatrième cause de décès dans les pays
industrialisés. Faisant fi de ces faits, la machinerie de communication
de l’industrie pharmaceutique essaie de manipuler l’opinion publique
mondiale et de forcer la main des politiciens, dont elle a besoin, pour
faire adopter les recommandations scandaleuses du Codex Alimentarius.
 
            C’est dans ce contexte que nous devons apprécier la prise de position du
gouvernement sud-africain lors de l’assemblée du “Codex“ en 2002, en
dévoilant les agissements hypocrites durant plusieurs décennies du
cartel pharmaceutique au sein de ce dernier et en soutenant nos
arguments de manière officielle. Mais ce n’était pas un hasard. Deux ans
auparavant, le gouvernement sud-africain avait entrepris une lutte
contre le cartel pharmaceutique en refusant de payer des droits de
licence pour des médicaments contre le sida.
 
            Leur argument était simple : payer des taxes exorbitantes pour ces
médicaments empêcherait la plus grande majorité des habitants d’Afrique
du Sud et des pays en voie de développement de se les procurer. Ainsi,
l’industrie pharmaceutique, en exigeant ces énormes marges
bénéficiaires, met en péril, en toute connaissance de cause, la vie de
millions de personnes en Afrique et partout dans le monde. Le cartel
pharmaceutique - c’est-à-dire la Fédération Internationale des
Fabricants de Produits Pharmaceutiques - a eu l’arrogance de porter
plainte contre le gouvernement sud-africain auprès du tribunal de
Pretoria. Comme on pouvait s’y attendre, cette guerre ne s’est pas
gagnée dans la salle d’audience, mais devant le tribunal de l’opinion
publique.
 
            Des protestations venues du monde entier contre "le meurtre dans
l’intérêt du commerce de l’industrie pharmaceutique avec la maladie" a
empêché le cartel pharmaceutique de poursuivre ce litige. En janvier
2001, quelques semaines seulement après avoir porté plainte contre le
gouvernement sud-africain, le cartel pharmaceutique a reconnu son échec
et a retiré sa plainte. Le gouvernement sud-africain venait de remporter
une victoire historique sur le cartel pharmaceutique. Entre-temps,
beaucoup d’autres pays ont suivi l’exemple du gouvernement sud-africain
et produisent leurs propres médicaments sans devoir payer des droits de
brevet exorbitants.
 
            Vous avez mentionné les médicaments contre le sida. Existe-t-il une
alternative naturelle à ces médicaments ?
 
            C’est un fait scientifique que presque tous les principaux virus peuvent
être en partie ou complètement stoppés par des thérapies naturelles.
L’acide ascorbique (la vitamine C) réduit la multiplication
(réplication) des virus. Une étude publiée en 1990 dans le très influant
Proceedings of the National Academy of Science USA a montré que la
vitamine C, prise quotidiennement et en grande quantité, peut empêcher
la réplication du virus VIH à plus de 99,9% ! Le Proceedings of the
National Academy of Sciences est l’une des publications les plus lues
dans le monde. Ainsi, depuis plus de dix ans, l’industrie
pharmaceutique, l’Organisation Mondiale de la Santé et le monde médical
savaient qu’il existait une alternative naturelle et non brevetable aux
médicaments. En outre, ces traitements naturels sont plus efficaces pour
enrayer la maladie que tous les produits pharmaceutiques actuels.
 
            Une seconde substance très importante pour empêcher la propagation des
virus est un acide aminé, la lysine. Étant donné que tous les virus se
propagent en digérant le tissu environnant (collagène) grâce à des
enzymes (les collagénases), neutraliser ces enzymes contribue à réduire
ou à empêcher la propagation du virus. Il a été prouvé que la lysine et
la proline, des acides aminés naturels, avaient cette faculté. En outre,
des travaux prouvent que la vitamine A et d’autres nutriments essentiels
améliorent le système immunitaire et contribuent, ainsi, de façon
efficace, à la prévention et au traitement du sida.
 
            Nous avons présenté bon nombre de ces études sur le site Internet de
notre fondation, afin que chacun, qu’il s’agisse de patients, de
professionnels de la santé ou de politiciens, puisse bénéficier
immédiatement de ces connaissances essentielles à la vie et contribuer à
les diffuser.
 
            Pourquoi, selon vous, le programme des Nations Unies sur le sida
profite-t-il à l’industrie pharmaceutique ?
 
            La plupart des programmes des Nations Unies sont sous l’influence des
groupes d’intérêts pharmaceutiques. Cela concerne également le programme
des Nations Unies sur le sida. Nous devons comprendre que l’industrie
pharmaceutique a engagé, dans les pays en voie de développement et dans
les pays industrialisés, une bataille pour sa crédibilité. Ces pays
prennent de plus en plus conscience qu’il existe des alternatives aux
médicaments, qui non seulement sont plus efficaces, mais qui sont
également infiniment moins chères et que l’on peut se procurer sans
devoir payer des droits de brevet exubérants. C’est ainsi que de
nombreux gouvernements du monde ont donc découvert le manque de
scrupules et le caractère frauduleux du commerce de l’industrie
pharmaceutique avec la maladie et réorientent leurs politiques
nationales de santé et prônent l’utilisation de produits de santé
naturelle.
 
            Nous devons comprendre que chaque pays qui décide de se défaire du
commerce de l’industrie pharmaceutique avec la maladie, enfonce un clou
dans le cercueil de cette industrie d’investissements. Une telle
décision ne signifie pas uniquement que les revenus de l’industrie
pharmaceutique ne seront réduits, dans ce pays, qu’à une portion
congrue. Il y a une conséquence beaucoup plus importante : chaque pays
qui tourne le dos au commerce pharmaceutique avec la maladie, permet au
monde d’ouvrir les yeux sur ce commerce frauduleux avec la maladie qui,
depuis un siècle, est soutenu et encouragé par les groupes
d’investissements de l’industrie pharmaceutique.
 
            Si de plus en plus de pays se libèrent du joug du cartel pharmaceutique,
cela aura des conséquences dévastatrices pour ce secteur. Imaginez ce
qui se passera lorsque de plus en plus de pays se rendront compte que
l’épidémie du sida peut être enrayée grâce à un apport suffisant en
vitamine C et autres thérapies naturelles non brevetables. Imaginez la
réaction des gens lorsqu’ils se rendront compte que l’industrie
pharmaceutique a fait sciemment de la rétention d’informations vitales
en ce qui concerne ces substances naturelles.
 
            En ce moment même, nous assistons, au niveau mondial, au rejet des
industries pharmaceutiques. Les gouvernements de Jordanie, des Emirats
Arabes Unis, du Nigeria, d’Afrique du Sud, de l’Angola, du Malawi et de
bien d’autres gouvernements africains, ainsi que la République Populaire
de Chine ont décidé d’opter pour une stratégie de soins naturels de
santé. L’industrie pharmaceutique ne se trouve pas uniquement face à un
effet domino, c’est l’équivalent de l’effondrement du mur de Berlin pour
le "commerce mondial de l’industrie pharmaceutique avec la maladie".
 
            Afin de servir les intérêts des nations et des peuples les plus touchés
par le sida, les Nations Unies et toutes ses organisations doivent
profiter de ces avancées dans le domaine de la santé naturelle et
mettre, le plus vite possible, ce savoir et ces thérapies à disposition
des peuples du monde entier.
 
            Ne vous faites-vous pas d’ennemis en vous attaquant à des groupes
d’intérêts aussi puissants que l’industrie pharmaceutique ?
 
            J’ai à faire à ces puissances depuis le jour où je suis devenu le
successeur du double prix Nobel Linus Pauling. Dès le début, j’étais
pleinement conscient que, à elle seule, la découverte sur le lien entre
le scorbut et les maladies cardiaques allait déstabiliser pour toujours
le marché de plusieurs millions de dollars de l’industrie
pharmaceutique. C’est donc en toute connaissance de cause que j’ai pris
la décision de reprendre le combat pour libérer l’humanité du joug de
cette industrie de nature frauduleuse et immorale.
 
            Avec du recul, il y a quelques leçons importantes à tirer. Si un
scientifique, un homme peut avoir une influence telle sur le cours des
événements et s’il peut faire plier la plus grande industrie
d’investissements du monde, cela ne tient pas uniquement à sa force. Si
j’ai pu, avec quelques autres, préparer le déclin de la plus grande
industrie d’investissements du XXe siècle, c’est parce que sa nature
même était basée sur un leurre : promettre la "santé" et vendre encore
plus de maladies.
 
            Une fois l’artifice dévoilé, il n’y avait plus de défense pour empêcher
son déclin. Ainsi, pendant toutes les années au cours desquelles j’ai
confronté l’industrie pharmaceutique et où je l’ai accusée publiquement
de frauder et de mettre en péril la vie de millions de personnes, elle
n’a jamais osé répliquer ouvertement. Et elle n’a jamais remis en
question mes découvertes scientifiques.
 
            En revanche, quelques faiseurs d’opinion du domaine médical et
médiatique, dépendants de l’industrie pharmaceutique, se sont efforcés
de me discréditer en tant que personne. Mais tel est le destin de toute
personne qui ose se battre pour ce qui est juste. J’espère que de
nombreux jeunes, ainsi que les générations futures pourront tirer des
leçons de cet exemple et, quand leur temps sera venu, auront le courage
de se battre pour ce qu’ils considéreront comme juste.
 
            En ce qui concerne ma sécurité personnelle, beaucoup de personnes me
demandent si je ne crains pas pour ma vie. Ils font référence au tout
dernier livre de John le Carré La constance du jardinier et au fait que
le modèle commercial de l’industrie pharmaceutique n’a aucun respect
pour la vie. John le Carré a lui-même écrit dans l’épilogue de son livre
que, en travaillant à son oeuvre, il s’était rendu compte que "au regard
de la réalité avec l’industrie pharmaceutique, ce livre se lisait comme
une carte postale de vacances".
 
            Lorsque l’on se trouve, comme moi, dans une situation privilégiée de
pouvoir faire bouger quelque chose en faveur de la vie de millions de
personnes pour les générations à venir, on prend la bonne décision.
Proclamer la vérité haut et fort et partout est la meilleure façon de se
protéger des groupes d’intérêts à qui on s’oppose. La série de lettres
ouvertes que j’ai publiées au nom de la fondation dans de nombreux pays
n’était qu’une nouvelle étape dans ce processus.
 
            Quels étaient les objectifs globaux de votre compagne d’informations
"Make Health - Not War" (oui à la santé, non à la guerre) ?
 
            Depuis le tout début de la crise internationale actuelle, les hommes du
monde entier considéraient avec méfiance la soi-disant "guerre contre le
terrorisme" annoncée par l’administration Bush. Dans chaque
manifestation contre cette guerre, peu importe l’endroit où elle avait
lieu, on voyait des affiches qui révélaient les vrais motifs de cette
guerre : le pétrole.
 
            Si le pétrole est l’unique objectif, il n’est pas nécessaire d’attiser
partout une hystérie collective ; il est inutile de transformer les
États-Unis en état paramilitaire et il est inutile de créer un service
"Big Brother" comprenant 67 000 employés espionnant leurs concitoyens -
tout cela sous le prétexte de la "sécurité intérieure de la patrie".
Cela n’a de sens que si l’on a peur de quelque chose dans son pays et
que la population toute entière représente un danger potentiel pour ses
intérêts économiques et menace son rôle politique.
 
            Comme je l’ai expliqué, à plusieurs reprises, dans mes lettres ouvertes,
le principal bénéficiaire de la crise actuelle, de la guerre contre
l’Irak et d’une possible troisième guerre mondiale est l’industrie
pharmaceutique. En août 2001, alors qu’elle s’attendait à être
confrontée, partout dans le monde, à des procès, qui l’auraient
affaiblie, l’industrie pharmaceutique n’a pas été seulement le principal
bénéficiaire des événements tragiques du 11 septembre. Dans un dernier
effort pour stabiliser la perte en crédibilité de leur affairisme
frauduleux, les groupes d’investissements, qui soutiennent cette
industrie, devaient s’attendre à la perte de tous leurs investissements.
 
            Il faut comprendre qu’il n’y a pas un seul secteur de la société qui ne
soit concerné, quand on est capable de créer, selon un modèle basé sur
la fraude, la plus grande industrie d’investissements au monde et que
cette dernière est dévoilée. C’est exactement ce à quoi est actuellement
confronté le groupe Rockefeller. C’est pour cette raison que Donald
Rumsfeld, un ancien cadre d’entreprises pharmaceutiques multinationales,
a été nommé au poste de ministre de la Défense, une fonction qui décide
essentiellement du lieu et de la durée des bombardements. C’est pour
cette raison que l’industrie pharmaceutique a été la seule grande source
de financement de la compagne électorale de George Bush, y compris celle
des élections législatives de novembre 2002 qui ont eu lieu à la moitié
de son mandat, et qui ont été largement dominées par le thème de la
guerre.
 
            Il ne faut pas se laisser tromper par ces groupes d’intérêts qui,
confrontés à leur propre fin, sont prêts à entraîner l’humanité entière
avec eux. Il y a 500 ans, une situation similaire a provoqué, en Europe,
la transition entre les temps médiévaux et les temps modernes.
Confrontés à leur propre fin, les dirigeants de l’époque se sont lancés
dans une guerre contre leur propre peuple. Au cours de la "guerre de 30
ans" (1618 - 1648), un tiers de l’Europe a été détruite et des dizaines
de millions de vies ont été sacrifiées.
 
            Pouvez-vous expliquer ce parallèle historique qui mit fin au Moyen-Âge ?
 
            Il y a 400 ans, des millions de gens simples ont pu, en Europe,
apprendre à lire et à écrire grâce à l’invention de l’imprimerie et aux
premiers livres traduits du latin. Cette "libération de
l’analphabétisme" a mis fin au Moyen âge en Europe et a été à l’origine
de ce que l’on appelle aujourd’hui les temps modernes. Aucune force
armée, aucune guerre, aucun dictateur ne pouvait empêcher ces millions
de gens simples de faire usage de leur droit d’apprendre à lire, à
écrire, de leur droit au savoir et à une vie digne.
 
            De même, aujourd’hui, aucune guerre, aucun renoncement aux droits
civils, aucun Etat "Big Brother" ne pourra empêcher l’humanité de se
libérer du joug du cartel pharmaceutique. Beaucoup trop de personnes
sont déjà mortes sans raison, beaucoup trop d’économies politiques ont
déjà été ruinées par les intérêts de ces entreprises ; maintenant les
peuples du monde comprennent ce qui se passe et continueront à lutter
pour leur droit à la santé naturelle.
 
            Notre campagne "Make Health - Not War" (oui à la santé, non à la guerre)
dévoile les intérêts de l’industrie pharmaceutique dans cette guerre
actuelle et ceux qu’elle aura dans la prochaine guerre mondiale, déjà
annoncée par l’ancien directeur de la CIA James Woolsey. C’est également
un appel à des actions pour empêcher que cela ne se produise. Chacun
peut, partout dans le monde, bénéficier de suite des grandes avancées
dans le domaine de la santé naturelle. Chaque foyer, chaque cabinet
médical, chaque hôpital et chaque organisme de prévention qui profitent
des avantages de la santé naturelle privent les groupes d’intérêts
pharmaceutiques de l’argent dont ils ont besoin pour financer la
prochaine guerre. C’est la raison pour laquelle ces deux secteurs sont
si étroitement liés.
 
            La population mondiale prend conscience que les groupes d’intérêts qui
tolèrent encore, pour des raisons financières, que des millions de
personnes meurent de maladies et ceux qui entraînent désormais
l’humanité vers une troisième guerre mondiale sont les mêmes. Et la
population mondiale se rend compte que ce secteur de la santé est
l’unique point stratégique qui permet de changer le sort de notre
planète et de la faire évoluer ver un destin plus sain et plus
pacifique. L’équation est simple. Il y a une poignée d’investisseurs qui
veulent continuer à tirer profit des maladies et de la guerre et il y a
les intérêts de plus de 6 milliards de personnes qui veulent vivre dans
un monde sans maladies et sans guerres. L’issue de cette bataille est
certaine. Nous, les hommes du monde, la gagnerons, mais il faut pour
cela que de plus en plus de personnes nous rejoignent.
 
            Qui a financé votre campagne "Make Health - Not War" ?
 
            Cette campagne a pu voir le jour grâce à la contribution des gens que
les thérapies naturelles ont déjà aidés. Notre institut de recherches
fournit le savoir et les programmes de santé naturelle qui permettent
aux personnes ayant fait un infarctus, souffrant de défaillances
cardiaques, faisant de l’hypertension, ayant des problèmes circulatoires
dus au diabète, un cancer, de l’ostéoporose ou souffrant d’autres
maladies de bénéficier des avancées de la recherche sur les vitamines et
de la médecine cellulaire en matière de santé naturelle. Des centaines
de milliers de personnes et de patients, sur les 5 continents, profitent
déjà de ces avancées. Dans beaucoup de cas, les avantages au4ils en
retirent sur le plan de leur santé dépassent de beaucoup tout ce qu’ils
ont connu avec les produits pharmaceutiques.
 
            Par conséquent, non seulement ils tirent profit de l’utilisation de ces
produits naturels, mais ils souhaitent également, afin d’aider ceux qui
ne connaissent pas encore ces avancées, que ce savoir soit diffusé dans
le monde entier. Cette campagne à donc été soutenu par des personnes
qui, dans la plupart des cas, ont eux-mêmes bénéficié des avantages de
ce en quoi ils croient et ce pour quoi ils luttent dans leur propre vie
et dans leur propre corps. Sans cela, cette campagne d’informations
mondiale n’aurait pas été possible.
 
            Quels sont les résultats les plus importants de votre campagne "Make
Health - Not War ?"
 
            En dénonçant l’industrie pharmaceutique comme l’instigateur et le
principal bénéficiaire de la crise internationale actuelle et de la
guerre, nous avons apporté une contribution importante au fait qu’aucune
légitimité et aucun mandat n’ait été accordés à cette guerre par la
communauté internationale. Ceux qui l’ont menée peuvent, si les peuples
du monde s’unissent pour le réclamer, être tenus pour responsables
devant des tribunaux internationaux pour le restant de leur vie.
 
            La publication de mes lettres ouvertes dans le "New York Times" a été
choisie à dessein. Le New York Times paraît dans la ville qui héberge
les Nations Unies. Rarement dans l’histoire de cette institution, autant
de politiciens, de chefs d’Etat et de représentants de gouvernement ne
se sont réunis au siège des Nations Unies qu’en février et en mars
derniers. Les informations contenues dans mes lettres ouvertes et la
dénonciation de l’industrie pharmaceutique en tant que principal
profiteur de cette guerre sont connues dans presque tous les pays du
monde. En outre, de nombreux journaux, surtout dans les plus petits pays
ayant un siège au Conseil de Sécurité des Nations Unies comme le Chili,
le Pakistan, le Cameroun etc. - mais également la Turquie - ont publié
mes lettres ouvertes dans leur pays. Le fait que des millions de
personnes dans ces petits pays ont été sensibilisés et informés sur les
véritables raisons de cette guerre, a été un facteur déterminant dans le
fait que leurs gouvernements ont résisté à l’énorme pression politique
et aux tentatives de corruption économique des États-Unis et de la
Grande-Bretagne.
 
            Ces deux pays sont les plus grandes nations exportatrices de produits
pharmaceutiques du monde. Le produit de la vente de deux cachets sur
trois revient dans ces pays, quel que soit l’endroit où ils sont vendus.
Et c’est précisément cet argent qui fait que des politiciens de la
Maison Blanche et du Downing Street sont corrompus et dépendants ; et
c’est encore cet argent qui sert, aujourd’hui, au financement de la
guerre au Moyen-Orient, ainsi que de la "guerre mondiale" déjà annoncée.
Le second objectif atteint réside dans le fait que cette guerre contre
l’Irak ne s’est pas transformée en un holocauste nucléaire ou
biochimique. En dénonçant les intérêts cachés de cette guerre, nous
avons également dénoncé le fait qu’une guerre avec des armes de
destruction massive aurait automatiquement servi de base stratégique à
l’industrie pharmaceutique pour établir des lois martiales partout dans
le monde et abolir des droits civils dans les tous les pays, afin de
consolider son monopole.
 
            La survie de l’industrie pharmaceutique était, et continue d’être
tributaire d’une guerre faisant intervenir des armes de destruction
massive sur le champ de bataille ou par le biais d’attaques organisées
sur le territoire national et ce dans les plus brefs délais. Il est
également un fait historique que chaque jour, chaque semaine qui passe
sans que rien ne se produise, prive l’industrie pharmaceutique de la
possibilité d’imposer des lois muselières globales et ainsi de
consolider son monopole sur le "commerce avec la maladie" en général. En
dénonçant mondialement ces plans, nous avons, jusqu’à présent, empêché
les milieux d’investissements de l’industrie pharmaceutique d’atteindre
leurs objectifs.
 
            Soit dit en passant, la publication de ces lettres ouvertes se lit comme
un roman d’espionnage ou un épisode de l’inspecteur Colombo. Lorsque
l’officier de police n’est pas certain du crime d’un suspect éventuel,
il le confronte avec quelques pièces à conviction afin de tester sa
réaction. Telle était également mon intention lorsque j’ai publié ces
lettres ouvertes. Si j’avais raison, et je savais que c’était le cas,
les "criminels" se devaient d’agir.
 
            Et quelle ne fut pas leur réaction ! A peine 24 heures (1 jour) après
que l’industrie pharmaceutique ait été dénoncée comme étant le plus
grand profiteur économique de la tragédie du 11 septembre et de la
guerre actuelle, le soi-disant "cerveau" du 11 septembre a été présenté
à l’opinion publique mondiale stupéfaite. Après la traque des prétendus
cerveaux à l’origine de la tragédie du 11 septembre, menée par les
armées de plusieurs pays à travers les monts de l’Hindukush pendant un
an et demi, un cheik a soudain été trouvé, dormant paisiblement dans un
appartement au Pakistan, et a été arrêté.
 
            Pendant toute une semaine, la presse américaine s’est alimentée de cette
"capture sensationnelle"- qui, de toute évidence, était une distraction
organisée par les médias. Mais presque personne en dehors des États-Unis
n’a de toute façon cru à ce coup monté médiatique. La presse
internationale soupçonnait déjà un plan caché - et cela, même dans la
presse des "alliés". Le journal britannique "The Independent" a titré, à
propos du cheik soudainement découvert : "What a convenient discovery"
(Quelle découverte opportune).
 
            Les réactions au Congrès américain et dans les administrations du
pouvoir exécutif ont été encore plus significatives. De nombreuses
personnes douées de bon sens en Amérique avaient déjà soupçonné
l’existence d’un plan secret derrière l’attaque du 11 septembre. Elles
ont noté avec stupéfaction que des avertissements précis émanant du FBI
et concernant l’agression avaient été ignorés, que des dirigeants du FBI
avaient contraint au silence ceux qui voulaient s’exprimer au sujet de
cette attaque. Plus suspect encore a été le fait que, pendant plus d’un
an, les parents des victimes tuées dans le World Trade Center se sont
vus refuser une enquête officielle sur le contexte de cette tragédie.
Les autorités qui ont bloqué cette enquête n’étaient rien d’autre que la
Maison Blanche et le Président Bush lui-même. Les parents de ces
victimes ne voulaient rien d’autre que la vérité. Si cette attaque avait
réellement été l’œuvre de "terroristes", n’importe quel gouvernement
aurait eu intérêt à mener une enquête, sans perdre de temps et avec tous
les moyens disponibles, pour connaître la vérité - non seulement dans
l’intérêt des proches, mais aussi dans celui de l’opinion publique
mondiale. Vous vous demandez ce que l’administration Bush pouvait avoir
à cacher en bloquant une enquête officielle ?
 
            Ces soupçons ont encore été renforcés par mes lettres ouvertes exposant
aux membres du Congrès américain ébahis, au pouvoir exécutif américain
et à une large opinion publique que, 70 ans auparavant, un événement
semblable avait déjà eu lieu. Le 28 février 1933, le parlement allemand
a été incendié. Cet événement aussi a immédiatement été utilisé pour
supprimer des droits civils et faire voter des pleins pouvoirs (Loi sur
la sécurité intérieure) qui sont devenus le fondement légal d’une
dictature économique et politique, ainsi que le fondement de la seconde
guerre mondiale.
 
            Aujourd’hui, il est un fait historiquement établi que cette attaque du
parlement allemand ("Reichstag") avait été soigneusement planifiée
d’avance par les groupes d’intérêts qui s’en sont servi afin de préparer
la société allemande à leur guerre de conquête - la seconde guerre
mondiale. Il est également un fait établi que la loi des pleins pouvoirs
qui supprimait la plupart des droits civils, avait déjà été préparée à
l’avance. Aujourd’hui, 70 ans plus tard, la communauté politique
américaine a appris qu’elle a été trompé exactement de la même façon. Et
ceux qui ont mis au point ce projet, ne se sont même pas donnés la peine
d’en changer la formulation. Il y a 70 ans, le principe légal visant à
abolir les droits civils était appelé "Gesetz zum Schutz von Heim und
Reich"(Loi pour la protection de la Patrie et du Reich). Ceux qui ont
tiré parti de la tragédie du 11 septembre l’ont baptisé, analogie
frappante, "Loi sur la sécurité intérieure". Ces "législateurs" ont-ils
réellement cru que la population mondiale ne serait pas capable de
regarder 70 ans en arrière et de voir ce que dissimule un tel plan ?
 
            Un tollé s’est élevé dans les rangs du Congrès, dans le monde politique
et au sein des pouvoirs exécutifs. Ils n’avaient soutenu
l’administration Bush que parce qu’ils croyaient à une "guerre contre le
terrorisme". A présent, ils apprenaient l’existence d’un plan secret,
échafaudé par ceux qui dirigent actuellement à la Maison Blanche. De
plus, les politiciens américains et les administrations du pouvoir
exécutif américain savaient que la population américaine - leurs
électeurs - lisent également le New York Times et leur poserait des
questions auxquelles ils ne pourraient peut-être pas répondre.
 
            Les téléphones ne sont pas restés silencieux à la Maison Blanche et au
ministère de la justice des États-Unis. Anxieux, les politiciens et les
législateurs signifiaient clairement qu’ils ne voulaient pas être mêlés
à un "coup" de ce genre au nom du Groupe Rockefeller et de ses
marionnettes politiques à la Maison Blanche.
 
            La réaction n’a pas tardé. Quatre jours plus tard, - dans une manœuvre
surprise -, le ministre de la Justice américain John Ashcroft a dû
présenter à l’opinion publique la Loi baptisée "Patriot Act N° 2". Le
public américain, stupéfait, a ainsi appris que les lois en vigueur
contre le terrorisme étaient soit disant insuffisantes et devaient être
étendues. Le point central de ces modifications n’était rien d’autre
qu’une immunité générale pour toutes les administrations du pouvoir
exécutif des États-Unis, qui exécutaient les ordres de l’administration
Bush.
 
            Ainsi, d’un trait de plume, Bush, Ashcroft et les autres marionnettes
politiques du Cartel ont tenté d’assurer l’immunité à tous ceux
soutiendraient leurs actes malhonnêtes et leurs crimes de guerre. S’il
restait encore la moindre interrogation concernant la véritable toile de
fond du 11 septembre et le véritable objectif de la crise internationale
actuelle, les réactions de l’administration Bush aux informations
contenues dans mes lettres ouvertes devraient ouvrir les yeux de toute
personne douée de bon sens en ce monde.
 
            Avez-vous eu des réactions de personnes vivant aux États-Unis ou à New
York ?
 
            Nous avons reçu des réactions venues du monde entier, d’universités
réputées, d’organisations gouvernementales, de médecins et, bien sûr, de
nombreux patients et de bien d’autres personnes. La réaction la plus
courante a été un geste de remerciement pour leur avoir ouvert les yeux
sur le lien entre la lutte pour la survie de l’industrie pharmaceutique
et la crise internationale actuelle. De nombreuses personnes ont demandé
de plus amples informations, soit dans le domaine des thérapies
naturelles alternatives, soit des informations relatives aux dessous du
"commerce avec la maladie" de l’industrie pharmaceutique.
 
            Il convient de noter tout particulièrement les réactions en provenance
des États-Unis où de nombreuses personnes ont réalisé que leur propre
gouvernement ne représentait plus les intérêts de la majeure partie de
la population, mais essentiellement ceux d’un petit groupe
d’entreprises, parties prenantes dans les intérêts pétrochimiques et
pharmaceutiques Rockefeller. Si vous viviez à New York et si vous aviez
constamment pensé qu’il y avait quelque chose qui ne collait pas dans la
version officielle de la tragédie du 11 septembre, vous seriez
reconnaissant que quelqu’un vous explique enfin les raisons pour
lesquelles votre propre gouvernement bloque une enquête officielle
indépendante.
 
            Je pense qu’il est grand temps que non seulement la population de New
York, mais également la population du monde entier apprennent la vérité
sur les dessous de la tragédie du 11 septembre. D’autant plus qu’elle a
été utilisé pour réitérer ce coup monté à l’échelon planétaire en
contraignant le monde entier à se lancer dans une croisade contre des
terroristes illusoires.
 
            Des personnes m’ont demandé si je pensais réellement que Bush et son
entourage auraient délibérément risqué la vie de 3000 personnes le 11
septembre. Ma réponse est simple : il s’agit à peu près du même nombre
de personnes qui meurent tous les 10 jours ( !) à cause des effets
secondaires mortels et inconnus des médicaments.
 
            Étant donné que, d’une part, la Maison Blanche bloque une telle enquête
et que, d’autre part, elle utilise constamment cet événement pour
entreprendre une guerre mondiale, ce sujet n’est plus une question
nationale propre aux États-Unis. Il est du devoir des Nations Unies
d’exiger et d’entreprendre une enquête indépendante sur cette tragédie.
Cette demande est légitime parce que New York est non seulement le siège
des Nations Unies, mais aussi parce que l’ensemble des discussions et
des débats dans ce forum mondial ont, pendant un an et demi, été
éclipsés par cette tragédie. Il est temps que les hommes et les
gouvernements du monde entier réagissent et que les questions relatives
aux dessous du 11 septembre trouvent une réponse. Et il serait
préférable pour le gouvernement des États-Unis de coopérer davantage
dans le cadre de cette enquête internationale - sous peine d’y perdre sa
crédibilité.
 
            Pensez-vous que l’attaque du 11 septembre transformera les États-Unis en
une dictature ?
 
            C’est déjà le cas. Nous ne parlons pas de la dictature d’un seul homme
ou d’un parti politique. Nous parlons de la dictature d’un petit groupe
d’intérêts économiques qui utilise le gouvernement actuel comme une
marionnette pour consolider ses intérêts mondiaux. Déjà en janvier de
cette année, un groupe de citoyens inquiets, rassemblés autour de Ralph
Nader, de l’actrice Susan Sarandon et de représentants de l’organisation
écologique Green Peace, a publié une mise en garde de toute une page
dans le New York Times intitulée : "Big brother is not coming - He is
already here" ("Big Brother n’est pas en train de s’installer - il est
déjà là"). Les termes "Big Brother" font référence au roman de George
Orwell, "1984", dans lequel il décrit une société contrôlée, manipulée
et abusée par un petit groupe d’intérêts particuliers ayant directement
accès à chaque aspect de la vie privée. En effet, une grande partie de
ce scénario est déjà réalité aux États-Unis. Il est possible, sans
qu’aucune ordonnance d’un tribunal soit nécessaire, de passer au crible
les comptes bancaires, de lire les e-mails, de mettre les gens sur table
d’écoute, d’ouvrir des lettres, de perquisitionner dans les maisons et
de violer d’autres droits civils élémentaires. Toutes ces lois
ahurissantes ont été justifiées par les événements organisés du "11
septembre" et sous le prétexte d’une "Guerre contre le terrorisme".
 
            L’un des droits de l’homme les plus fondamentaux que l’actuelle
administration Bush s’efforce de retirer à la population américaine est
le droit d’accéder librement aux informations sur les thérapies
naturelles. La loi garantit ce droit civil au peuple américain depuis
l’adoption à l’unanimité de la "Dietary Supplement Health and Education
Act" en août 1994. L’accès aux thérapies naturelles et aux informations
sur les moyens naturels de prévention et de traitement des maladies est
un objectif si sacré pour le peuple américain qu’il n’en tolérerait pas
sa restriction en temps de paix. Plus de 50% de la population américaine
absorbe quotidiennement des substances micronutritives pour améliorer
son état de santé. La seule façon de supprimer ce droit est donc de
l’imposer dans le cadre d’une "loi martiale".
 
            Et c’est précisément pour cette raison que l’administration Bush ne
cherchera pas à établir la paix au Moyen-Orient - bien au contraire.
Elle utilisera l’Irak de l’après-guerre comme tremplin pour intensifier
une crise internationale et provoquer d’autres guerres où il sera fait
usage d’armes de destruction massive. Sans le règne d’une terreur
mondiale de cette ampleur, il lui serait impossible d’atteindre ces
objectifs !
 
            La population américaine et le monde entier doivent se montrer
extrêmement vigilants et essayer de déchiffrer cet imbroglio subtil de
tactiques et d’astuces, employées par le cartel et ses actionnaires
politiques pour atteindre leurs vrais objectifs sous la mascarade d’une
prétendue "Guerre contre le terrorisme".
 
            Vous dites que le cartel pharmaceutique tirerait profit d’une guerre où
interviendraient des armes de destruction massive. Pouvez-vous
approfondir ce point ?
 
            Quand vous voyez qu’un événement tel que la destruction de deux édifices
à New York et la mort de 3.000 personnes a pu être utilisé abusivement
pour plonger tout un pays dans un état de peur, permettant la
suppression de presque tous les droits civils, vous pouvez en tirer vos
propres conclusions. Les intérêts du cartel pharmaceutique sont de
nature mondiale. Il ne peut tolérer qu’un continent ou même seulement
quelques pays échappent à ses mécanismes de contrôle.
 
            Si, par exemple, les pays de l’Amérique du Sud venaient à montrer la
supériorité des thérapies naturelles sur les produits pharmaceutiques,
il s’ensuivrait l’anéantissement de tout le monopole mondial des
activités frauduleuses de l’industrie pharmaceutique. A l’ère de
l’Internet et de la communication mondiale instantanée, l’éradication de
maladies par des moyens naturels, et quel que soit l’endroit, serait
immédiatement diffusée à tous les autres coins du monde. Dès lors, toute
contre-mesure imposée par le Cartel pharmaceutique - dans ses stratégies
- se doit d’être, de par sa nature, mondiale.
 
            Le plan du cartel pharmaceutique consiste dès lors à multiplier, à
l’échelle mondiale, le facteur psychologique de la peur né du 11
septembre. La meilleure façon d’y parvenir est une guerre au cours de
laquelle des armes de destruction massive seront utilisées. Et la
meilleure façon de provoquer une telle guerre est de la débuter dans une
région où les pays sont supposés posséder de telles armes et seront
prêts à les utiliser s’ils sont menacés de disparition. Toute
utilisation d’armes de destruction massive, sur le champ de bataille ou
dans le métro de New York ou de Londres, du fait de la vengeance
provoquée chez certains par la brutalité de la guerre, servirait à
légitimer l’exigence du cartel pharmaceutique de l’application au niveau
mondial d’une loi martiale. Cette situation aurait à son tour pour effet
de créer une atmosphère internationale permettant d’étendre, au niveau
mondial, le régime "Big Brother", actuellement en vigueur aux
États-Unis.
 
            A présent que les révélations de ce plan dans mes lettres ouvertes et au
cours de cette interview ont eu pour effet principal d’anéantir cette
stratégie, un plan alternatif a été élaboré. Ce n’est pas un hasard si
la nouvelle épidémie, la SARS, est devenue un facteur de peur générale
durant la semaine même où les stratèges à l’origine de la guerre en Irak
ont reconnu qu’ils ne pourraient pas matérialiser leur plan favori, à
savoir provoquer une guerre avec des armes de destruction massive.
 
            L’hystérie mondiale relative à la SARS, attisée par les médias, n’a rien
de commun avec le danger réel présenté par cette épidémie. La SARS est
simplement une maladie virale qu’il est possible, comme pour n’importe
quelle autre maladie virale, de contenir et de prévenir en prenant des
quantités optimales d’acide ascorbique (vitamine C) et certaines autres
molécules naturelles. Toutefois, ces molécules ne sont pas brevetables
et ne sont, de ce fait, pas recommandées. Par contre, ce qui fait
l’objet d’une promotion au niveau mondial, c’est la crainte d’une
certaine épidémie mystérieuse et cette menace ne sert que les intérêts
du Cartel : elle ramène ainsi l’esprit des gens dans un état de
dépendance à l’égard de l’industrie pharmaceutique et favorise un climat
dans lequel il est possible d’expédier le vote, tout au moins pour
certaines, de lois plénipotentiaires.
 
            Il n’a aucune raison de redouter la SARS. Elle est causée par le corona
virus, lequel est connu depuis longtemps. Deux cuillerées de vitamine C
en poudre par jour, associées à quelques autres vitamines qui renforcent
le système immunitaire, constituent la mesure appropriée pour contrôler
la SARS, comme toute autre maladie virale. L’ascorbate (vitamine C)
étant réputé pour bloquer à plus de 99% les virus les plus agressifs qui
soient connus à ce jour - le virus HIV du SIDA -, il peut également
endiguer efficacement le virus de la SARS.
 
            Au lieu d’alimenter une crainte mystérieuse qui ne sert que les groupes
d’intérêts particuliers, les politiciens, les professionnels en charge
de la santé, et tout le monde en général devraient contribuer à faire
connaître à d’autres personnes les moyens naturels et disponibles dès
maintenant pour endiguer la SARS, ainsi que d’autres problèmes de santé.
 
            Dans l’une de vos lettres ouvertes, vous avez mentionné le groupe
Rockefeller et la Commission Trilatérale financée par Rockefeller comme
étant l’organisation clef derrière George Bush et son administration.
Qu’est-ce que la Commission Trilatérale et quelles sont vos sources
d’information ?
 
            Le 13 septembre 1998, deux ans avant l’élection de George Bush, le New
York Times a publié un grand article de recherche intitulé "Existe-t-il
un rôle pour un autre Bush ?"Cet article met en évidence les liens
reliant la dynastie Bush au groupe Rockefeller, à l’industrie
pétrochimique, ainsi que d’autres liaisons nationales et
internationales. L’article déclarait qu’avec George Bush junior, la
"Commission Trilatérale financée par Rockefeller" ferait à nouveau son
entrée à la Maison Blanche. Cet article souligne également le fait que
George Bush senior, vice-président sous Reagan et président pendant la
première guerre contre l’Irak, avait fait partie de cette Commission
Trilatérale.
 
            Quels sont les tenants et les aboutissants de cette commission ?
 
            Le consortium Rockefeller a, pendant la première moitié du vingtième
siècle, étendu son pouvoir du secteur pétrochimique au secteur
pharmaceutique. Avec toujours plus de capital pour administrer et à
réinvestir, il était évident que le cadre national du groupe Rockefeller
ne suffirait plus aux besoins d’un organisme d’investissement mondial.
Dès lors, en 1972, le groupe Rockefeller décida de fonder un groupe
informel de personnes chargées de coordonner ses intérêts financiers
dans le monde entier.
 
            Les trois piliers de l’organisation devaient représenter les trois
centres de puissance économique de notre époque ; les États-Unis,
l’Europe et le Japon - d’où l’appellation "Trilatérale". Le premier
président de la commission, qui en est encore à ce jour président
honoraire, se trouve être David Rockefeller lui-même. Ce groupe se
compose de banquiers, de directeurs de sociétés et autres "acteurs
mondiaux" qui ne peuvent rejoindre ce groupe "que sur invitation". Leurs
réunions se tiennent à huis clos ; mais curieusement, ils ont un site
Internet officiel : www.trilateral.org. Ce site présente également la
liste des membres du groupe et se lit comme un "Who’s Who" de la haute
finance.
 
            Aucune organisation de ce genre n’est fondée sans poursuivre un but
précis. La Commission Trilatérale a pour objectif de créer un "Nouvel
ordre mondial" qui, pour l’essentiel, doit assujettir la planète Terre
aux intérêts du Cartel pétrochimique et pharmaceutique. Cette commission
n’a fait aucun secret de cela et ses idées ont été reprises par ses
"maîtres à penser", tels que Richard Perle, Paul Wolfewitz, Donald
Rumsfeld et quelques autres qui se trouvent actuellement au Pentagone et
dans l’administration Bush ou gravitent autour.
 
            Il n’est point besoin d’être diplômé d’histoire ou de sciences
politiques pour savoir que un et un font deux. Les craintes évoquées, en
1998, dans l’article du New York Times sont devenues réalité ; avec
l’administration Bush, la "Commission Trilatérale financée par
Rockefeller" a fait son entrée à la Maison Blanche et au Pentagone, les
centres politiques et militaires les plus puissants qui soient au monde.
Il n’y a jamais eu le moindre doute quant au fait que les marionnettes
politiques de la Commission Trilatérale profiteraient de cette
opportunité et poursuivraient, de façon brutale et sans scrupules, leur
objectif consistant à établir un Nouvel ordre mondial.
 
            Quiconque éprouverait des doutes à ce sujet devrait se souvenir de la
force avec laquelle l’administration actuelle a faussé, en sa faveur,
les résultats des élections de 2000 et a mis, à tous les postes
stratégiques de l’administration, des "faucons" de nature inflexible
pour édifier le "Nouvel ordre mondial" du groupe Rockefeller. J’ai jugé
qu’il était nécessaire et important de dénoncer, dans l’une de mes
lettres ouvertes parues dans le New York Times, la connexion Rockefeller
qui se cache derrière la recherche d’une guerre mondiale. Richard Perle,
"le maître à penser" de Rockefeller n’a "survécu" que quelques jours à
la dénonciation, dans ma lettre ouverte, de cette Commission
Trilatérale. Il a ensuite dû démissionner de son poste au Pentagone sous
un prétexte quelconque.
 
            Il va sans dire que le cours de l’histoire, l’avenir de cette planète,
ne peut changer et ne changera pas tant que ces connexions ne seront pas
dénoncées et montrées à la population mondiale. Les groupes d’intérêts
qui tirent profit de la pérennité des maladies et d’une troisième guerre
mondiale ont des noms et des visages. Ces noms et ces visages doivent
être connus de la population mondiale. C’est pourquoi notre site
Internet reproduit la liste des noms figurant dans les données
officielles disponibles sur la Commission Trilatérale.
 
            Ces personnes sont connues du monde entier. Aussi longtemps qu’elles
sont actives dans la Commission Trilatérale de Rockefeller, elles sont
responsables de tout ce qui se produit au nom du Cartel Rockefeller.
Elles doivent être, par conséquent, tenues pour responsables de tous les
agissements actuels de l’administration Bush. A présent que cette
dernière a mené une guerre au mépris de tout droit international, ces
groupes d’intérêts doivent également être tenus pour responsables des
crimes de guerre qui ont été commis. Tous ceux"qui ont fait George
Bush"doivent également être inculpés pour massacre, crime de guerre,
exploitation, pillage et pour tout autre acte illégal exercé par
l’administration Bush. Et toutes ces personnalités dirigeantes doivent
en être informés.
 
            C’est seulement au mois de mars dernier que la Cour Pénale
Internationale (http://www.icc-cpi.int/index.php) a été instaurée à La
Haye, Pays-Bas. Il n’est pas étonnant que l’administration Bush ait
vigoureusement combattu la création de cette Cour. Elle savait que ses
membres pourraient être les premiers à y être traduits en justice, que
leurs actes y seraient minutieusement examiner devant le monde entier et
que les responsables devraient y rendre des comptes. Au Tribunal de
guerre de Nuremberg, en 1947, les dirigeants des industries qui avaient
fomenté la deuxième guerre mondiale - les cadres du cartel pétrochimique
et du cartel pharmaceutique I.G. Farben - ont également été condamnés
pour de tels crimes de guerre.
 
            Avec une population mondiale unanimement solidaire dans la condamnation
de cette guerre contre l’Irak et de toute guerre future, comment les
membres de cette Commission Trilatérale financée par Rockefeller
peuvent-ils empêcher leur comparution en justice ? Je n’arriverai jamais
à comprendre comment des personnalités dirigeantes de haut niveau
peuvent être si peu prévoyantes. Dans un monde où la communication est
transparente, il faudrait effectivement une loi martiale générale pour
empêcher la propagation de ces informations à travers le monde entier et
éviter qu’il leur soit demandé des comptes. La seule question est de
savoir quand aura lieu cette procédure.
 
            Le nom de Rockefeller n’apparaît guère dans les débats publics. S’ils
sont si influents, pourquoi ne les voit-on pas davantage en public ?
 
            Dans certaines parties du monde, les souverains sont encore visibles et
sont honorés par la population au travers de photos présentes en tout
lieu. Les personnes les plus puissantes du monde optent pour une autre
voie. Elles exercent leurs pouvoirs en secret et détestent la publicité.
Le groupe Rockefeller contrôle plus de 200 sociétés pharmaceutiques,
grandes et petites, sans que personne n’en fasse étalage. Le groupe
Rockefeller est derrière quelques unes des institutions financières les
plus influentes du monde, y compris la Chase Manhattan Bank parmi entre
autres. Le groupe Rockefeller possède, bien évidemment, le consortium
Exxon, ainsi que d’autres sociétés multinationales pétrochimiques. A eux
seuls, les revenus annuels d’Exxon sont plus élevés que le produit
national brut de la moitié des pays de la planète.
 
            Le consortium Rockefeller contrôle également les médias, y compris Time
Warner, CNN et tout un réseau de journaux, de stations de radio et de
télévision. Dès lors, il n’est pas surprenant que l’opinion publique
américaine ait pu être manipulée au point que de nombreux innocents ont
été induits en erreur et ont soutenu des actes illégaux tels qu’une
guerre menée au mépris de tout droit international. Et ceux qui avaient
des doutes, ils ont encore été manipulés par des "sondages d’opinion"
rétribués, dont les résultats ont été ouvertement remis en question dans
le New York Times et ailleurs.
 
            Le pendant du groupe Rockefeller aux États-Unis se trouve être le groupe
Rothschild qui a une influence décisive dans l’industrie pharmaceutique
en Grande-Bretagne, la deuxième plus grande nation exportatrice de
produits pharmaceutiques au monde.
 
            Pensez-vous que les gouvernements du monde devraient porter plainte
auprès de la Cour Pénale Internationale de La Haye contre George Bush,
Donald Rumsfeld et les autres ?
 
            Absolument ! La communauté internationale a longtemps œuvré à la
création de ce tribunal qui a été instauré pour juger les violations du
Droit International, en particulier les crimes de guerre, commis lors de
guerres déclenchées ou menées sans aucune légitimation internationale.
Quand, si ce n’est aujourd’hui, existe-t-il une situation où ceux qui
ont déclenché la guerre contre l’Irak et qui sont sur le point de créer
des conflits dans d’autres pays, doivent être traduits en justice ? S’il
ne leur est pas mis un frein maintenant, ils continueront à tourmenter
les hommes du monde entier, à mettre leur vies en danger et à courir le
risque d’entraîner la planète Terre à sa propre perte. De même, la
population mondiale doit comprendre que l’industrie pharmaceutique, la
plus grosse industrie d’investissement au monde, est condamnée. Elle
disparaîtra - et la seule question est de savoir à quel moment. Ensuite,
il n’est pas question que ceux qui sont coupables d’avoir fait ce
commerce sans scrupules avec la maladie et qui sont responsables de la
mort inutile et prématurée de millions de personnes, ne soient pas
condamnés à disparaître avec elle. Croyez-vous qu’ils abandonneront
volontairement ?
 
            Les peuples du monde et les gouvernements qu’ils ont élus doivent
prendre conscience de cette situation. L’administration Bush favorise
volontairement l’escalade vers une nouvelle guerre mondiale. Et c’est ce
qu’elle fera si les peuples du monde ne l’en empêchent pas. Etant donné
qu’il n’est pas possible de l’en empêcher militairement sans risquer une
guerre mondiale, il faut l’arrêter par d’autres moyens disponibles, à
savoir la voie économique et la voie politique.
 
            La voie économique implique le blocage du"commerce avec la maladie"de
l’industrie pharmaceutique en réorientant les systèmes de soins
nationaux des pays du monde entier vers des thérapies naturelles et en
refusant de payer les droits de brevet pour un petit nombre de
médicaments qui pourraient peut-être encore être nécessaires, comme par
exemple les antibiotiques.
 
            La voie politique revêt une importance légale et doit être empruntée
sans retard. Les peuples du monde entier doivent forcer leurs
gouvernements à entamer une procédure formelle pour crimes de guerre et
violation des Droits de l’Homme contre les administrations Bush et
Blair. Le tribunal qui sera saisi de ces violations et devra les juger
est la Cour Pénale Internationale de La Haye aux Pays-Bas.
 
            Des plaintes doivent être déposées pour le déclenchement et la poursuite
d’une guerre au mépris du Droit International, pour massacre, pour
exploitation, pillage de biens publics et privés et pour d’autres crimes
contre l’humanité, ainsi que pour violations du Droit International. Si
nous, peuples du monde et gouvernements de 180 pays permettons à Bush,
Blair, au Cartel Rockefeller et aux membres de la Commission Trilatérale
de terroriser le monde par des guerres illégales - sans leur demander
des comptes -, les Nations Unies et tout son cadre juridique de Droit
International, ainsi que tout son système de tribunaux n’auront plus
aucune valeur.
 
            Il ne suffit pas de citer à comparaître le gouvernement ou des sociétés.
Chaque membre du gouvernement George Bush, Condolezza Rice, Donald
Rumsfeld, John Ashcroft, ainsi que tous les autres doivent être cités
personnellement. Tommy Franks et les généraux qui mènent cette guerre
sans aucun mandat international doivent être cités nommément. Tous les
membres du Groupe Rockefeller, de la Commission Trilatérale et des
autres organismes encore non identifiés qui ont fomenté, favorisé le
pillage de pays étrangers ou en ont tiré un profit économique doivent
être cités nommément. Il en va de même pour les Britanniques. Non
seulement l’administration Blair, mais également les dirigeants de la
Banque Rothschild et les autres profiteurs directs et indirects de cette
guerre illégale doivent être dénoncés publiquement. Cette liste doit
inclure des banquiers, des politiciens et autres directeurs de sociétés,
qu’ils soient originaires des États-Unis, d’Europe ou de quelque autre
endroit du monde.
 
            Une autre plainte doit être déposée contre les chefs de l’industrie
pharmaceutique pour les crimes qu’ils ont commis, au nom de l’industrie
d’investissement qu’est l’industrie pharmaceutique, à l’encontre des
peuples et des gouvernements du monde entier. Il faut que tout cela se
fasse immédiatement.
 
            Pour faciliter ces mesures, nous avons publié sur le site Internet de
notre Fondation un projet de plaintes, ainsi qu’une liste des principaux
accusés. Nous appelons chaque gouvernement à prendre des mesures
immédiates pour porter plainte officiellement. L’idéal serait que ces
mesures soient prises par plusieurs États en même temps, par exemple par
une Union Africaine, par les pays d’Amérique du Sud et par les pays
asiatiques de façon à minimiser le risque de représailles économiques
par ces cartels.
 
            Le plus important réside dans le soutien des peuples du monde entier à
leurs gouvernements lors de leurs actions. J’appelle chaque personne en
particulier à faire quelque chose pour inciter son propre gouvernement à
porter formellement plainte contre ces groupes d’intérêt.
 
            Soit nous, le peuple, permettons à ces forces de précipiter notre
planète dans l’abîme, soit nous prenons le contrôle de la situation dès
maintenant. Il se peut, bien sûr, que nous, le peuple, soyons obligés de
pousser nos gouvernements à déposer une plainte officielle à La Haye.
Les gouvernements sont lents et faciles à intimider, surtout lorsque ces
intimidations viennent d’une puissance économique forte. Mais nous
sommes le peuple. Y parviendrons-nous ? Bien sûr ! Et les peuples du
monde doivent s’unir dans cette entreprise.
 
            Nous devons réaliser ceci : seul, le fait de démasquer ces groupes
d’intérêts qui sont derrière la guerre, constitue l’étape la plus
importante pour empêcher une nouvelle guerre mondiale. Le monde ne peut
tout simplement pas se permettre une autre guerre, telle que celle
contre l’Irak où l’on a en permanence le risque de déclencher une
troisième guerre mondiale. Il est maintenant temps d’agir. Chaque
politicien ayant des responsabilités, chaque citoyen de cette Terre doit
prendre conscience de cette opportunité historique et agir
immédiatement.
 
            Que pouvons-nous faire, nous en tant que citoyens ?
 
            Chacun devrait se mettre au courant des percées scientifiques dans le
domaine des thérapies naturelles. Chaque personne, qu’elle vive à New
Delhi, au Caire, à Johannesburg, à New York, à Buenos Aires ou à Mexico,
qu’elle vive dans un pays en voie de développement ou dans un pays
industrialisé, devrait s’informer des découvertes dans le domaine des
thérapies naturelles qui peuvent remplacer efficacement et immédiatement
plus de 80% des médicaments actuellement délivrés sur ordonnance.
J’estime que, suite à de nouvelles recherches dans le domaine des
thérapies naturelles, 95% des produits pharmaceutiques deviendront
superflus dans les prochaines années.
 
            Cela signifie que la population mondiale a la possibilité de supprimer
95% des revenus que le cartel pharmaceutique utilise pour continuer à
financer son commerce sans scrupules avec la maladie et pour continuer à
soutenir des hommes politiques tels que Tony Blair et George Bush dans
leurs campagnes électorales. Pensez-y ! Quelle magnifique opportunité
pour chacun d’entre nous non seulement d’apporter de suite sa
contribution à l’édification d’un monde plus sain, mais également de
garantir la paix à cette génération et aux générations de nos enfants et
petits-enfants.
 
            En outre, vous devriez organiser des groupes de soutien locaux afin
d’amener vos gouvernements à déposer une plainte à La Haye et auprès
d’autres tribunaux pour demander des comptes à ceux qui se cachent
derrière la crise mondiale actuelle et qui en bénéficient. Montrer ses
forces et révéler ses actions au grand jour constituent une condition
préalable pour diminuer l’influence future de ces groupes d’intérêt et
protéger notre planète et sa population d’autres préjudices qu’ils
pourraient causer.
 
            On me demande souvent pourquoi nous n’avons pas vu ou entendu parler
plus tôt des intérêts pharmaceutiques qui sous-tendent l’actuel scénario
de cette guerre ? La réponse est très simple. Ces groupes d’intérêts se
dissimulent derrière un voile de philanthropie et de bienfaisance à
l’égard de cette planète. Avant de pouvoir comprendre le manque de
conscience et la mesquinerie du modèle des activités de l’industrie
pharmaceutique, il est d’abord nécessaire de déchirer le masque de
philanthropie pour voir la véritable nature du caractère sans scrupules
des investissements de son "commerce avec la maladie". Ceci étant fait,
il n’y a plus de temps à perdre. Cette interview propose une stratégie
aux peuples du monde et à leurs représentants politiques pour prendre
des mesures immédiates pour la sauvegarde de notre planète et pour la
transmission à nos enfants d’un monde plus sain et plus pacifique.
 
            Comment voyez-vous le rôle futur des Nations Unies ?
 
            Il ne suffit pas pour les Nations Unies de rivaliser avec les États-Unis
dans la création d’un gouvernement de l’Irak d’après-guerre. Confiner à
cela le rôle de l’ONU équivaut à une capitulation devant le cartel
pétrochimique et le cartel pharmaceutique, ainsi que devant des
responsables politiques et militaires. Cela ne doit jamais se produire.
 
            Les Nations Unies doivent elles-mêmes être la force motrice pour
demander des comptes à George Bush, Tony Blair et les autres qui ont
violé le Droit International. Imaginez quelle étape importante ce serait
pour notre monde que de porter plainte au nom de la majorité de
l’assemblée générale des Nations Unies. Dans mon esprit, il ne fait
aucun doute qu’une telle décision peut être prise et qu’elle le sera.
 
            Les Nations Unies doivent être protégées. Toutefois, elles ne le seront
pas si on cède aux intérêts du cartel pharmaceutique et si on tente
d’établir un compromis avec lui. Le rôle des Nations Unies, si cette
organisation veut jouer un rôle à l’avenir, doit être un rôle de
confiance en soi et d’affirmation de sa propre autorité.
 
            Personne, aucun gouvernement, pas même le gouvernement le plus puissant
du monde, ne doit pouvoir faire fi des décisions des Nations Unies et
espérer s’en tirer à bon compte. Ceux qui le font doivent être traduits
en justice et leurs motivations doivent être dénoncées à la face du
monde. Tel est le rôle le plus urgent et le plus direct des Nations
Unies.
 
            Bien entendu, il en va également de même pour les sous-organisations des
Nations Unies telles que l’Organisation Mondiale de la Santé. Il faut de
suite mettre sur pied un processus visant à assainir les intérêts de
l’industrie pharmaceutique. Il n’est pas permis de tolérer plus
longtemps que la population mondiale considère l’OMS comme un organisme
qui protège sa santé alors que le statut de la mission principale de
cette organisation est depuis longtemps devenu l’instrument des intérêts
pharmaceutiques. Cela doit cesser. Dénoncer les intérêts pharmaceutiques
comme étant le principal profiteur de la crise actuelle est un pas
important permettant également de mettre un terme à une mauvaise
utilisation de l’Organisation mondiale de la Santé et de lui rendre sa
mission originelle, à savoir améliorer la santé au niveau mondial,
notamment dans les pays en voie de développement où cette organisation
est la plus nécessaire.
 
            Votre Fondation a pour objectif "la santé pour tous en 2020".
Croyez-vous réellement que cela soit possible ?
 
            Grâce aux connaissances scientifiques qui sont actuellement disponibles
dans le domaine de la recherche sur les vitamines et la médecine
cellulaire, il est possible d’éradiquer dans une large mesure trois
maladies sur quatre dans les pays industrialisés. Dans les pays en voie
de développement, plus de 2 milliards de personnes souffrent de carences
en substances micronutritives qui les rendent sensibles aux maladies
infectieuses et sujets à d’autres problèmes de santé. Avec une bonne
éducation, une meilleure hygiène et des mesures de lutte contre la faim
et le chômage, les connaissances sur les bienfaits thérapeutiques des
substances micronutritives constitueront un facteur clé pour
l’amélioration de la santé et du bien-être des personnes dans les pays
en voie de développement.
 
            Et imaginez les capitaux qui seront libérés en faveur de l’éducation et
des autres mesures sociales, si l’industrie pharmaceutique ne peut plus
faire de prélèvements pour continuer ses activités largement inefficaces
et peu sûres résultant de son"commerce avec la maladie". On parle, à
l’échelon mondial, de milliards de dollars qui pourraient être utilisés
pour prendre des mesures sanitaires préventives, pour l’éducation et
pour répondre à d’autres besoins sociaux, si le commerce avec la maladie
de l’industrie pharmaceutique est, en partie, banni de cette planète.
 
            Bien sûr, il y aura encore des maladies en l’an 2020, mais les infarctus
du myocarde, les attaques cérébrales, le cancer, l’ostéoporose et bien
d’autres maux figurant aujourd’hui parmi les problèmes de santé les plus
communs ne seront plus généralité. Je suis convaincu que notre Fondation
peut apporter une grande contribution au fait que l’humanité puisse
atteindre cet objectif important qu’est"la santé pour tous en 2020".
 
            Dans le cadre de cette interview, j’ai pris grand soin d’élaborer une
stratégie permettant à notre planète de survivre. En tant que
scientifique ayant dénoncé et combattu ces groupes d’intérêts qui ont,
jusqu’à présent, empêché la création d’un monde de paix et de santé, je
considère qu’il est de ma responsabilité d’apporter mon aide à la
population mondiale.
 
            De quelle façon peut-on, en quelque endroit du monde, collaborer avec
votre Fondation et soutenir ses objectifs ?
 
            A l’heure actuelle, Internet constitue notre principal moyen de
communication. Etant donné que l’Organisation Mondiale de la Santé
n’accomplit pas sa tâche qui consiste à communiquer à la population
mondiale des informations sur les thérapies naturelles, nous avons fait
de ce devoir une de nos priorités.
 
            Le site Web de notre Fondation est devenu la principale source mondiale
d’informations sur les thérapies naturelles destinées aux patients, aux
professionnels de la santé, ainsi qu’aux politiciens du monde entier en
charge de ce domaine. Nous travaillons intensivement à traduire ces
informations dans le plus grand nombre de langues possible.
 
            Nous encourageons chaque personne à entrer en contact avec nous par
courrier, fax ou e-mail et à nous transmettre des informations relatives
à des projets pilotes déjà existants ou programmés dans leur ville, leur
commune ou leur pays et faisant appel aux thérapies naturelles.
 
            Notre Fondation sert également de bureau central pour la campagne visant
à exercer une pression sur les gouvernements du monde afin de demander
des comptes aux groupes d’intérêt qui profitent des maladies et des
guerres. Pour faciliter cette action, nous préparons un débat
international à La Haye (Pays-Bas), qui permettra de rassembler les
informations actuellement disponibles pour dénoncer ces mêmes groupes.
En agissant de la sorte, notre intention est de faciliter le dépôt d’une
plainte formelle par les gouvernements du monde auprès de la Cour Pénale
Internationale, sise dans la même ville.
 
            Tels sont deux des projets les plus urgents et nous invitons chaque
personne sur cette terre à y participer quels que soient les moyens à
leur disposition.
 
            Vous avez proposé une "Constitution pour un monde nouveau". Quelle en
est sa teneur et dans quel but faites-vous cela ?
 
            Jamais encore dans l’histoire de l’humanité, les peuples du monde n’ont
été autant unis dans leur aspiration à un monde pacifique - de la mère
du soldat américain mort, à New York, au père de l’enfant tué, à Bagdad,
en passant par les milliards de personnes des pays en voie de
développement qui, en définitive, paient le prix de l’injustice qui
règne sur notre planète.
 
            Face à des gouvernements encore intimidés par la puissance militaire des
États-Unis et trop lents à réaliser que le monde a maintenant besoin de
s’unir et de faire une déclaration commune, il faut à présent que
quelqu’un se lève et dise publiquement ce que pensent des millions de
gens : le moment est venu pour les peuples de la terre de prendre
position ensemble, de résoudre le problème qui se pose à eux et de bâtir
un monde nouveau.
 
            En ma qualité de scientifique dont les découvertes ont contribué à
pousser le cartel pharmaceutique dans ses derniers retranchements, avec
comme seule échappatoire, celle d’entraîner le monde dans sa chute, je
considère qu’il est de ma responsabilité de proposer cet"Agenda 21"en
tant que constitution et plan d’action pour un nouveau monde commun au
service de la population mondiale. Cet"Agenda 21 des hommes"s’énonce
comme suit.
 
            "Constitution pour un nouveau monde commun de paix, de santé et de
justice sociale"
 
            A l’aube du troisième millénaire, l’humanité se trouve à une croisée des
chemins. D’un côté se trouvent les intérêts de six milliards de
personnes vivant actuellement sur notre planète - et ceux de toutes les
générations futures - qui souhaitent mener une vie digne et saine dans
un monde pacifique. De l’autre se trouve un petit groupe d’intérêts
commerciaux qui refuse à l’humanité toute entière les droits de l’homme
élémentaires - et ce pour une seule raison : la cupidité financière.
 
            Face à cette situation, nous, peuples du monde, avons le choix : soit
nous continuons à accepter le joug de ces industries d’investissements
qui nous imposent les guerres et les maladies, soit nous nous libérons
de nos chaînes et commençons à bâtir un monde guidé par les principes de
paix, de santé et de justice sociale.
 
            Nous, peuples du monde, reconnaissons que jamais encore dans l’histoire
de l’humanité nous n’avons été plus unis pour préserver la paix, mettre
un terme au"commerce d’investissement avec la maladie"et demander des
comptes à ceux qui sacrifient la paix et la santé aux profits des
sociétés. Dès lors, nous, peuples de l’Est et de l’Ouest, du Nord et du
Sud, des pays riches et pauvres, avons décidé de construire un monde de
paix, de santé et de justice sociale pour nous-mêmes et pour les
générations à venir.
 
            Nous proclamons droits fondamentaux :
 
            LE DROIT À LA PAIX. Nous, peuples du monde, sommes déterminés à défendre
notre droit à la paix par tous les moyens qui sont à notre disposition.
A l’ère des armes de destruction massive, la guerre n’est plus une
option pour le règlement des conflits internationaux. Nous nous
assurerons qu’il soit demander des comptes à ceux qui mènent une guerre
sans mandat explicite conforme au droit international et qu’ils soient
traduits en justice pour leurs crimes. Nous n’aurons de repos que
lorsqu’ils auront été sanctionnés - peu importe les conséquences
économiques ou politiques - parce que nous savons que c’est le seul
moyen de protéger notre planète de la destruction.
 
            LE DROIT À LA VIE. Nous, peuples du monde, sommes déterminés à défendre
notre droit à la vie par tous les moyens qui sont à notre disposition.
Nous n’aurons de repos que lorsque tous les facteurs qui réduisent
l’espérance de vie des hommes de notre planète auront été supprimés.
Nous lutterons contre la faim, la malnutrition et les autres facteurs
qui tuent déjà chaque année des millions d’habitants de notre planète, y
compris des nouveau-nés et des enfants. Nous mettrons également un terme
au"commerce d’investissement avec la maladie"qui a eu pour conséquence
de faire mourir prématurément, du fait de maladies qui auraient pu être
évitées, davantage de personnes que toutes les guerres de l’humanité
réunies.
 
            LE DROIT À LA SANTÉ. Nous, peuples du monde, sommes déterminés à
défendre notre droit à la santé par tous les moyens qui sont à notre
disposition. Nous nous assurerons que le"commerce avec la maladie"de
l’industrie pharmaceutique, le fait de"cultiver"sciemment les maladies
pour le profit de sociétés soient proscrits dans le monde entier. Nous
demanderons des comptes à ceux qui"cultivent"sciemment les maladies,
ainsi qu’à ceux qui font de la rétention d’informations vitales
relatives aux thérapies naturelles non brevetables. En proposant à nos
communautés des programmes nationaux préventifs en matière de santé
naturelle et en les introduisant, nous nous concentrerons sur des
approches sûres et efficaces en matière de santé naturelle. L’objectif
principal de toute stratégie prophylactique est la prévention et
l’éradication des maladies.
 
            LE DROIT À LA JUSTICE SOCIALE. Nous, peuples du monde, sommes déterminés
à défendre notre droit à la justice sociale par tous les moyens qui sont
à notre disposition. Nous n’acceptons plus que deux habitants de notre
planète sur trois vivent dans la pauvreté et l’analphabétisme. Nous nous
assurerons que les richesses du monde soient redistribuées de façon à
assurer une éducation et une vie digne à chaque citoyen de notre
planète. Pour financer cette redistribution, nous utiliserons les
ressources financières libérées par la fin du"commerce avec la
maladie"de plusieurs milliards de dollars et par la réduction des
dépenses militaires.
 
            Nous savons que, pour parvenir à nos fins, ces groupes d’intérêts
commerciaux qui propagent la guerre et les maladies, doivent rendre
compte de leurs actes devant des tribunaux internationaux pour avoir
sacrifié la vie de millions de personnes et pour avoir commis d’autres
crimes contre l’humanité.
 
            Grâce à la dénonciation publique et à la condamnation des représentants
de ces groupes d’intérêts commerciaux nous surmonterons le dernier
obstacle qui permettra aux peuples du monde entier d’en finir avec
les"temps sombres de la maladie, de la guerre et de l’injustice"et
d’entreprendre, au XXIème siècle, la construction d’un"nouveau monde de
paix, de santé et de justice sociale".
 
            La Haye, avril 2003,
 
            Dr Matthias Rath
 
            http://www.dr-rath.com/index_eu_francais.html
 
            http://www.dr-rath-health-foundation.org
 
                   
                  Dr Mathias Rath  
 
 
            http://www.politiquedevie.net/index.htm