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L'Agriculture Biologique
Condamnée .
Ce que prépare la commission
Européenne
La Commission Européenne s'apprête à sacrifier
l'agriculture biologique sur l'autel du réalisme atlantiste.
Communiqué de presse
2 juillet 2003
La Commission Européenne
s'apprête à sacrifier l'agriculture biologiquesur
l'autel du réalisme atlantiste.
Répétons-le inlassablement
: l'agriculture européenne n'a pas besoin des OGM (Organismes
Génétiquement Modifiés); le consommateur
européen ne veut pas servir de cobaye en étant
forcé d'en avaler; on ne sait rien de l'effet des OGM
à long terme, tant sur l'homme que sur l'environnement
(aucune étude toxicologique - c'est scandaleux ! - n'est
d'ailleurs jamais jugée nécessaire en cas d'essai)
Et pourtant, l'Union Européenne
s'apprête à lever - PENDANT LES VACANCES ! - le
moratoire sur les cultures d'OGM en Europe !
Autoriser les cultures d'OGM,
vu la pollution qu'elles vont engendrer,
REVIENT A CONDAMNER L'AGRICULTURE BIOLOGIQUE A BREF DELAIS. Et
l'agriculture conventionnelle aussi, d'ailleurs !
LA DIGUE EUROPEENNE A ROMPU !
Le scandale est d'une ampleur sans précédent !
L'INTERET DES consommateurs, GENS EST CLAIREMENT SACRIFIE A CELUI
DES QUELQUES MULTINATIONALES QUI CONTROLENT AUJOURD'HUI LE MARCHE
DES OGM dans
le monde.
Rappelons aussi que la quasi-totalité
des OGM sont LIES A DES HERBICIDES QUI RENDENT NOTRE AGRICULTURE
ENCORE PLUS DEPENDANTE DES FIRMES PROPRIETAIRES DES OGM.
L'Union Européenne l'a
elle-même prouvé dans une étude récente
: la
disparition de l'agriculture biologique est inéluctable
en cas de culture
d'OGM à grande échelle ; les coûts de production
seront nettement plus élevés (17 à 40 %)
pour les agriculteurs conventionnels qui choisiraient de cultiver
des plantes « free-OGM ». Il n'y a donc pas de
place pour les tergiversations : il faut faire le choix d'une
société avec
ou d'une société sans OGMS Et êtreprêt
à assumer !
Prétendre résoudre
le problème par voie d'étiquetage des produits
est pure folie ! C'EST DE LA POUDRE AUX YEUX, car QUELLE SERA
à terme, L'UTILITE D'UN ETIQUETAGE QUAND LES OGM AURONT
TOUT POLLUE ?
Le prix à payer pour plaire
au partenaire commercial.
Mais L'ENVIRONNEMENT, COMME L'ETRE HUMAIN D'AILLEURS ONT À
VRAI DIRE BIEN PEU DE PLACE DANS LE GRAND « ROUND COMMERCIAL
» QUI S'ANNONCE !
L'EUROPE EST PRETE À TOUT,
en effet, pour se trouver en position de force à l'occasion
de la prochaine réunion ministérielle de l'OMC
(Organisation Mondiale du Commerce) programmée à
Cancùn, au Mexique, du 10 au 14 septembre 2003. La réforme
annoncée de la PAC (Politique Agricole Commune) européenne
a déjà donné le ton.
Mais les Européens sont-ils vraiment sûrs de ne
pas aller au devant d'un GIGANTESQUE MARCHE DE DUPES ? Quant
au citoyen, il y a
belle lurette qu'il n'a plus son mot à dire.
Et, en Belgique, les négociateurs
« violets » se fichent des OGM comme un poisson d'une
pomme, génétiquement modifiée ou non.
Mais, au fait, quels sont les
risques ?
1° : Environnementaux :
La dissémination, par le pollen et par les graines, sera
importante et
INELUCTABLE. Or ses effets sont inconnus ! Dans le cas du colza,
après récolte, il reste plusieurs milliers de graines
par mètre carré ; elle peuvent germer pendant dix
ans.
Remarquons ici que si de nombreux continents pourront facilement
prévoir des zones « sans OGM », l'Europe,
elle, vu la structure de son agriculture, ne le pourra jamais
!
ACCEPTER LA POLLUTION OGM REVIENT
DONC A RENONCER, PUREMENT ET SIMPLEMENT A NOTRE TRADITION AGRICOLE
! L'agriculture biologique, vu ses contraintes, sera en première
ligne ; mais le reste suivra.
2° : Economiques :
Notre agriculture et NOTRE ALIMENTATION seront TOTALEMENT SOUS
LA COUPE DES QUELQUES MULTINATIONALES qui possèdent les
brevets des OGM. Comme aucune autre agriculture ne sera possible
à côté de l'agriculture OGM, on mesure l'inquiétante
puissance qu'acquerront ces structures. Globalement, l'agriculture
du sud sera à la botte des multinationales du nord, ou
plus exactement : l'agriculture mondiale « appartiendra
», sera la propriété, la
chasse gardée de ces multinationales !
L'exigence d'un seuil de pollution
pour les produits non OGM prouve, à suffisance, que la
dissémination irréversible des OGM est une chose
entendue pour tout le monde, et que la pression économique
sera sur les épaules des pauvres « résistants
» non-OGM !
Car CE SERA bien AUX FILIERES
NON OGM A PAYER LA FACTURE DU CONTROLE ET A ENDOSSER LES FRAIS
de toute tentative de se préserver de l'intrusion des
OGM dans leurs productions.
Voilà ce que nous prépare
la Commission Européenne avec l'aval tacite de notre nouveau
gouvernement Belgo-violet.
3. Juridiques :
Cette authentique VIOLATION DU DROIT DE L'HOMME A JOUIR DES DONS
DE LA NATURE CONSACRE AUSSI LE DROIT DE POLLUER et aucune responsabilisation
du pollueur ne semble plus être envisagée ! Les
propriétaires d'OGM refusent tout net de prendre la responsabilité
des dégâts causés par leurs produits à
l'agriculture et à l'environnement.
Pire : le risque est grand pour les agriculteurs, bio comme conventionnels,
d'avoir à en porter eux-mêmes la responsabilité.
Mais comme leurs jours sont comptés...
Que veut Nature & Progrès
?
Nature & Progrès refuse la levée du moratoire
sur les cultures d'OGM en Europe et demande :
- que nos responsables politiques s'engagent clairement en faveur
du droit de l'agriculture biologique à exister,
- que la recherche soit intensifiée pour déterminer
les risques et les
avantages liés aux OGM,
- que la responsabilité des firmes propriétaires
des OGM soit clairement établie,
- que la preuve d'un contrôle absolu de la filière
OGM soit apportée.
Les mandataires politiques, quel que soit leur niveau de pouvoir,
ont le devoir de protéger les consommateurs face à
la pollution des OGM ; ils ont le devoir de garantir la possibilité
d'un choix en faveur des produits issus de l'agriculture biologique.
Cette liberté de choix est aujourd'hui gravement menacée
!
Pour toute information complémentaire
:
Nature & Progrès asbl
Marc Fichers
520 rue de Dave - B-5100 Jambes
Tél. : 081/30 36 90 - Fax : 081/31 03 06
natpro@skynet.be -
www.natpro.be
Francis Giot Marc Fichers
Président Secrétaire général
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commun de l'humanité. En prendre soin donne un sens à
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